| Modèles,
mannequins et photographie |
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Ce dossier concerne la législation française. Il se veut une étude de cette législation. Il évolue suivant les informations,
nouveaux décrets et lois.
Je précise que je ne suis pas l'auteur des
lois françaises, inutile de m'injurier par vos mails si vous n'êtes pas
d’accord ! Certaines personnes ou certains sites font leur propre
loi, où se référencient à des lois étrangères,
libres à eux...
Si par contre vous y trouvez une erreur ou un manque, n'hésitez pas à
me communiquer le texte de loi ou la jurisprudence en référence pour mise
à jour.
Mise à jour le 23 juillet 2011. |
Sites
de castings et associations « loi 1901 » : Rappel important
Les
sites dit de « casting » ou de « book en ligne », d'« association loi
1901 » voire d’ « agences » de mise en relations entre modèles et photographes n'ont AUCUNE VALEUR professionnelle, juridique et légale en France
en raison d’un vide total juridique et ne peuvent en aucun cas s'appeler
agence (ou "agency") ni en avoir les activités (casting, recrutement,
placement...) ne possédant et ne pouvant posséder aucune licence permettant
cette activité.
Les professionnels et agences de mannequins/modèles
ne font jamais appel à de tels sites pour recruter des mannequins.
Certains sont sous statut d’ « association loi 1901 ». Rappelons qu’une
association est à but « non lucratif » et n’est donc pas compatible avec
une démarche professionnelle de placement. Elle peut employer des mannequins/modèles
(en les déclarants) pour son "usage personnel" mais ne peut
se substituer aux activités d’une agence. |
| Qu'est-ce qu'un modèle
ou mannequin ? |
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Définition
législative
Article
L7123-2 du Code du Travail :
Est
considérée comme exerçant une activité de mannequin, même si cette
activité n'est exercée qu'à titre occasionnel, toute personne qui
est chargée :
1°
Soit de présenter au public, directement ou indirectement par reproduction
de son image sur tout support visuel ou audiovisuel, un produit, un service
ou un message publicitaire ;
2° Soit de poser comme modèle, avec ou sans utilisation ultérieure
de son image.
NOTA:
Ordonnance 2007-329 du 12 mars 2007 art. 14 : Les dispositions de la présente
ordonnance entrent en vigueur en même temps que la partie réglementaire
du code du travail et au plus tard le 1er mars 2008. La loi n° 2008-67
du 21 janvier 2008 dans son article 2 a fixé la date d'entrée en vigueur
de la partie législative du code du travail au 1er mai 2008.
Donc TOUTE personne qui pose, même de manière occasionnelle,
et automatiquement considérée comme mannequin ou
modèle.
Amateur
ou professionnel ?
Il
n'y a pas de modèle amateur, semi-pro ou professionnel,
pour la loi il y a des modèles au sens large du titre. Un modèle amateur
ne le fait que par plaisir (comme un photographe amateur), sans rémunération,
un professionnel en tire un revenu même s'il est occasionnel, les règles
sont les mêmes pour tous, il n'y a pas d'exception.
Rappel (voir les détails plus bas), en France la SEULE possibilité de rémunération pour un modèle ou un mannequin est le CONTRAT DE TRAVAIL (fiche, de paye, déclarartion URSAFF par l'employeur...), c'est à dire le statut de SALARIE.
Le statut de « freelance », de travailleur indépendant ou d'autoentrepreneur est interdit par le Code du Travail. La personne qui vous emploie doit vous déclarer
aux URSAFF et payer les charges sociales. Elle doit vous fournir une fiche de paye. De votre côté vous
devez déclarer ces revenus. Et ceci pour quelque travail que ce
soit et même à titre occasionnel.
Un modèle ou mannequin ne peut donc pas fournir de facture.
Au niveau amateur, un modèle qui pose contre rémunération, sans contrat ou sans déclaration,
est ce qu'on appelle vulgairement «travailleur au noir», ce qui est illégal en France avec tous les risques que cela comporte
notamment au niveau de l'employeur, c'est à dire le photographe lui même
qui se met en situation illégale s'il ne déclare pas employer le modèle,
même pour quelques heures.
l'URSSAF en effet considère que "les personnes qui exercent l'activité de mannequin relèvent du régime des salariés et doivent être affiliées au régime général, quelle que soit leur nationalité, dès lors qu'elles perçoivent une rémunération".
L'URSSAF reprend les termes de la circulaire, s'agissant de la définition du mannequin : "Peu importe à cet égard que la personne concernée exerce l'activité de mannequin à titre occasionnel ou professionnel, ou qu'elle exerce une autre profession à titre principal".
Le
travail dissimulé ou « travail au noir »
Code
du travail : Art. L. 8221-1.
-
Sont interdits :
Le travail totalement ou partiellement dissimulé, défini et
exercé dans les conditions prévues aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5
;
2° La publicité, par quelque moyen que ce soit, tendant à favoriser,
en toute connaissance de cause, le travail dissimulé ;
3° Le fait de recourir sciemment, directement ou par personne interposée,
aux services de celui qui exerce un travail dissimulé.
Le travail dissimulé : les sanctions pour l'employeur (le photographe par exemple).
Personne physique
Emprisonnement de 3 ans et amende de 45 000 €.
En cas d'emploi dissimulé d'un mineur soumis à l'obligation scolaire, les peines encourues sont de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende.
Et, le cas échéant, des peines complémentaires :
- Interdiction soit d'exercer une fonction publique ou d'exercer l'activité professionnelle ou sociale dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a été commise, soit d'exercer une profession commerciale ou industrielle, de diriger, d'administrer, de gérer ou de contrôler à un titre quelconque, directement ou indirectement, pour son propre compte ou pour le compte d'autrui, une entreprise commerciale ou industrielle ou une société commerciale
- Confiscation des objets ayant servi directement ou indirectement à commettre l'infraction ou qui ont été utilisés à cette occasion, ainsi que de ceux qui en sont le produit et qui appartiennent au condamné
- Affichage ou diffusion du jugement
- Exclusion des marchés publics pour une durée de 5 ans au plus, etc…
Personne morale
Amende de 225 000 €
Et, le cas échéant, des peines complémentaires :
- Dissolution (si personne morale créée pour commettre les faits)
- Interdiction à titre définitif ou pour une durée de 5 ans au plus, d'exercer directement ou indirectement l'activité dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a été commise
- Fermeture définitive ou provisoire de l'établissement concerné (non applicable en cas d'emploi sans titre de séjour)
- Exclusion des marchés publics à titre définitif ou pour une durée de 5 ans au plus
- Confiscation des outils, stocks et machines - Affichage ou diffusion du jugement etc…
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Liens
pour en savoir plus :
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| Modèles, mannequins, castings
et agences |
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Les agences - Les modèles professionnels.
La profession d'Agence de mannequins est en France strictement réglementée. Il est nécessaire, pour pouvoir exercer cette activité, de disposer d'une Licence d'Etat, ainsi que d'une garantie financière. Cette licence est renouvelée tous les ans, certaines agences peuvent perdre cette licence si elles ne suivent pas la législation. Toute agence qui n'a pas cette licence n'est en aucun cas une agence de mannequins et ne peut employer et placer des mannequins en France. Il n'y a actuellement en vigueur à peine une centaines de licences pour tout le territoire national, DOM-TOM compris.
Il est par ailleurs obligatoire, pour celles des agences qui proposent des enfants mineurs (moins de 16 ans), de disposer, en plus de la licence, d'un Agrément Préfectoral spécifique l'autorisant à gérer et proposer des mineurs.
La profession est régie notamment par les articles L7123.11 à L7123.24 du Code du Travail. Les photographes (notamment) ne peuvent pas obtenir cette licence d'agent. (*)
: Ni les agences de mannequins étrangères sans licence française, ni les entreprises de travail temporaire n'ont le droit de placer des mannequins en France. L'exercice illégal de l'activité d'agence de mannequins est passible d'une amende de 75 000 euros et d'une peine d'emprisonnement de six mois ou de l'une de ces deux peines. (*)
(*) ATTENTION
!! Modification du texte sur les agences depuis le 8 mars 2011 (voir l'encart au
dessous).
Article L7123-11
Le placement des mannequins peut être réalisé à titre onéreux, sous
réserve d'être titulaire d'une licence d'agence de mannequins. NB : voir l'article L7123-2 pour la définition de "mannequin").
Article L7123-12
Est considérée comme exploitant une agence de mannequins, toute
personne physique ou morale dont l'activité consiste à mettre à
la disposition provisoire d'utilisateurs, à titre onéreux, des mannequins
qu'elle embauche et rémunère à cet effet.
Article L7123-13
Les dispositions relatives au prêt de main-d'oeuvre illicite prévues
à l'article L. 8241-1 ne s'appliquent pas à l'activité d'exploitant
d'une agence de mannequins lorsque celle-ci est exercée par une
personne titulaire de la licence d'agence de mannequins.
Article
L7123-14 La licence d'agence de mannequins est accordée par l'autorité
administrative pour une durée déterminée renouvelable. Sa délivrance
est subordonnée à des conditions déterminées par décret en Conseil
d'Etat.
Article L7123-15 La licence d'agence
de mannequins ne peut être accordée aux personnes qui, individuellement
ou en tant qu'associés, dirigeants sociaux ou salariés, exercent
directement ou par personne interposée l'une des activités ou professions
suivantes :
1°
Production ou réalisation d'oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles
;
2° Distribution ou sélection pour l'adaptation d'une production
;
3° Organisation de cours ou de stages de formation payants pour
mannequins ou comédiens ;
4° Agence de publicité ;
5° Editeur ;
6° Organisateur de défilés de mode ;
7° Photographe.
Article L7123-16
Les incompatibilités prévues à l'article L. 7123-15 s'appliquent
aux salariés d'une agence de mannequin. Elles s'appliquent également aux dirigeants sociaux et à l'ensemble des associés lorsque l'activité
d'agence de mannequins est exercée par une société.
Application
de la loi relative à l'activité d'agence de mannequins (1998) |
NOUVEAU
La réglementation des agences de mannequins sera mise en conformité avec le droit communautaire [12/10/10]
Un projet de loi prévoyant de modifier les règles applicables aux agences de mannequins, notamment pour les mettre en conformité avec le droit communautaire, a été présenté au Conseil des ministres le 15 septembre 2010. L'obligation de détenir une licence serait maintenue pour les agences établies en France mais une simple déclaration préalable suffirait pour celles établies dans un autre Etat de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen exerçant temporairement ou occasionnellement en France. Les incompatibilités professionnelles seraient supprimées, les agences devant toutefois fournir des garanties morales, administratives, juridiques et financières.
Références
: Projet
de loi n° 2789 Assemblée nationale, art. 8
« La réforme proposée permet d'introduire un régime déclaratif pour les agences intervenant dans le cadre de la libre prestation de service. De même, elle supprime les incompatibilités professionnelles pour les salariés, dirigeants et associés des agences mais leur impose de prendre toutes mesures nécessaires pour garantir la défense des intérêts des mannequins qu'elles emploient et éviter les situations de conflit d'intérêts. Les agences sont également soumises à une obligation de déclaration publique des autres activités professionnelles exercées par leurs dirigeants, dirigeants sociaux, associés et salariés, ainsi que des mesures prises pour garantir la défense des intérêts des mannequins et éviter les conflits d'intérêt. Les garanties morales, administratives, juridiques et financières requises seront vérifiées lors de l'instruction de la demande de licence d'agences de mannequins. L'obligation de détenir une licence est en effet maintenue pour toute personne souhaitant s'établir en France en tant qu'agence de mannequins. »
SENAT
: Séance
du 10 février 2011 (compte rendu intégral des débats)
« Pour pouvoir exercer son activité, une agence de mannequins doit obtenir une licence – y compris pour une prestation exceptionnelle –, qui garantit qu'elle respecte le régime des incompatibilités professionnelles avec un certain nombre de prescripteurs de prestations, afin de réduire les risques de pression sur les jeunes, du fait de leur vulnérabilité. Or cet article autorise les agences établies dans un État membre à exercer leur activité en France, de manière temporaire et occasionnelle, après une simple déclaration préalable d'activité et supprime donc les incompatibilités professionnelles qui avaient un caractère protecteur. En conséquence, l'interdiction de prêt de main-d'œuvre et la présomption de salariat pour les mannequins exerçant en libre prestataire ne s'appliquent plus. Compte tenu des conditions d'exercice de la profession de mannequin et du public spécifique qui la pratique, on aurait pu penser que le Gouvernement invoquerait des raisons impérieuses d'intérêt général pour maintenir les dispositions protectrices existantes. Ces deux exemples montrent malheureusement que le Gouvernement n'a pas saisi, dans le cadre de la transposition, les éléments positifs introduits par le traité de Lisbonne et n'a pas utilisé la large latitude que l'article 14 de ce traité et le protocole additionnel n° 26 confèrent aux États membres pour apprécier ce qui relève ou non de services devant être protégés de la concurrence. Le Gouvernement propose, au contraire, une déréglementation des services et la fin de la sécurisation et de la consolidation des services d'intérêt général, ceux qui garantissent la cohésion sociale et territoriale de notre pays.»
TEXTE ADOPTÉ
n° 613
ASSEMBLÉE
NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
TREIZIÈME LÉGISLATURE
SESSION ORDINAIRE DE 2010-2011
8 mars 2011
Adaptation de la législation au droit de l’Union européenne en matière
de santé, de travail et de communications électroniques.
Modèles et agences de mannequins
Adopté le 8 mars 2011 – Assemblée Nationale.
Article
8
Le chapitre III
du titre II du livre Ier de la septième partie
du code du travail est ainsi modifié :
1° Après
l’article L. 7123-4 (NDLR : La présomption de l'existence d'un contrat de
travail subsiste quels que soient le mode et le montant de la rémunération
ainsi que la qualification donnée au contrat par les parties. Elle
n'est pas non plus détruite par la preuve que le mannequin conserve
une entière liberté d'action pour l'exécution de son travail de
présentation.)
il est inséré un article L. 7123-4-1 ainsi rédigé :
« Art.
L. 7123-4-1. – La
présomption de salariat prévue aux articles L. 7123-3
et L. 7123-4 ne s’applique pas aux
mannequins reconnus comme prestataires de services établis dans
un État membre de l’Union européenne ou dans un autre État partie
à l’accord sur l’Espace économique européen d'où ils fournissent habituellement des services analogues et
qui viennent exercer leur activité en France, par la voie de la
prestation de services, à titre temporaire et indépendant. » ;
NDLR : Comme me l'a précisé le Syndicat National des Agences de Mannequins au travers d'une lettre de son Président, le statut d'auto-entrepreneur est toujours - à ce jour - interdit aux mannequins en vertu des articles L.7123-3 et L.7123-4 du Code du Travail. Les articles L.7123-3 et L.7123-4 étant maintenus, tout mannequin établi de manière permanente en France reste soumis à la présomption de salariat. Ce principe découle d'ailleurs de la directive européenne dite "services". Le statut d'autoentrepreneur, spécifique à la France, prévoit que l'on ne cotise que si on travaille et est donc sans rapport avec la notion d'indépendant inscrit au registre des métiers, tel qu'il est pratiqué en France et ailleurs.
Contrairement à la première liste publiée notamment dans les documents d'origines (à la création de ce statut), cette liste a été modifiée depuis. Voici la liste des métiers qui ne sont PAS admis pour le statut d'autoentrepreneur.
Quelques exemples :
- Un mannequin français travaillant en France restera un salarié
- Un mannequin allemand résident en France et payant ses impôts en France restera un salarié
- Un mannequin Russe ou Américain travaillant en France restera un salarié, sauf s'il prouve être résident social et fiscal dans un des 29 états-hors la France- de l'Espace Economique Européen
- Un mannequin résident dans un de ces 29 états (dont ne fait pas partie la Suisse) et établi comme indépendant, pourra le rester s'il vient en France pour une prestation temporaire.
1° L’article
L. 7123-11 est ainsi rédigé :
« Art. L. 7123-11. – Le
placement des mannequins peut être réalisé à titre onéreux.
« Toute personne
établie sur le territoire
national qui exerce l’activité définie au premier alinéa doit
être titulaire d’une licence d’agence de mannequins ».
NDRL : rien ne change donc pour les agences
françaises, qui doivent toujours obtenir la licence.
« Les agences de mannequins légalement établies dans un autre État membre de l’Union européenne ou partie
à l’accord sur l’Espace économique européen peuvent exercer cette
activité de façon temporaire et occasionnelle sur le territoire
national, sous réserve d’avoir préalablement déclaré leur activité. » ;
NDLR : les agences étrangères des autres états
membres de l’UE peuvent donc maintenant exercer sur le sol français
sans licence. Toutefois elles doivent déclarer leur activité. Les
agences françaises doivent toujours
obtenir une licence d’agence de mannequins.
2° Après le mot : « personne », la fin de l'article L. 7123-13 est ainsi rédigée : « exerçant l'activité d'agence de mannequins dans les conditions prévues par l'article L. 7123-11. » ;
3° L'article L. 7123-14 est ainsi rédigé :
« Art. L. 7123-14. – La délivrance de la licence d'agence de mannequins par l'autorité administrative est subordonnée à des conditions déterminées par voie réglementaire. Lorsqu'une agence est légalement établie dans un autre État membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen, il est tenu compte des exigences équivalentes auxquelles elle est déjà soumise. »
« La licence devient caduque si son titulaire ne produit pas, à des échéances déterminées, les pièces établissant qu'il continue de remplir les conditions de sa délivrance et que sa situation est régulière au regard du présent code »
4° L'article L. 7123-15 est ainsi rédigé :
« Art. L. 7123-15. – Les agences de mannequins prennent toutes mesures nécessaires pour garantir la défense des intérêts des mannequins qu'elles emploient et éviter les situations de conflit d'intérêts. »
« Un décret en Conseil d'État fixe les conditions dans lesquelles elles rendent publiques les autres activités professionnelles exercées par leurs dirigeants, dirigeants sociaux, associés et salariés, ainsi que les mesures prises pour se conformer au premier alinéa. Il fixe également les sanctions en cas de méconnaissance de ces dispositions. » ;
5° L'article L. 7123-16 est abrogé ;
NDLR : qui était : Article L7123-16 - Les incompatibilités prévues à l'article L. 7123-15 s'appliquent aux salariés d'une agence de mannequin. Elles s'appliquent également aux dirigeants sociaux et à l'ensemble des associés lorsque l'activité d'agence de mannequins est exercée par une société.
6° À l'article L. 7123-26, après les mots : « licence d'agence de mannequins », sont insérés les mots : « ou sans avoir déclaré préalablement son activité » ;
7° L'article L. 7123-27 est abrogé ;
NDRL : qui était : Le fait, pour tout salarié d'une agence de mannequins, de détenir une licence d'agences de mannequins alors qu'il exerce, directement ou par personne interposée, l'une des activités ou professions mentionnées à l'article L. 7123-15, est puni d'un emprisonnement de six mois et d'une amende de 75 000 euros. Ces dispositions s'appliquent à tout dirigeant social, associé en nom collectif, associé d'une société en commandite simple ainsi que pour l'ensemble des associés dont l'activité est exercée dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article L. 7123-16.
7° bis À la fin du second alinéa de l'article L. 7123-28, la référence : « L. 7123-11 » est remplacée par la référence : « L. 7123-17 » ;
8° À l'article L. 7124-4, les mots : « titulaire de la licence d'agence de mannequins » sont remplacés par les mots : « exerçant son activité dans les conditions prévues par l'article L. 7123-11 ».
Code du Travail :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006072050&dateTexte=20110314 |
Autres
liens :
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| LE CASTING....... vide juridique en France, attention prudence
!!! |
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La profession de recherche et sélection de modèles, mannequins, figurants etc. (en un mot, le casting) en France n'est pas encore prise en compte par la loi et n'est donc pas réglementée, ce qui donne lieu à de très nombreuses arnaques. C'est ainsi qu'il y a en France plusieurs centaines de sociétés dites de casting, ayant pignon sur rue, et de plus en plus sur Internet, dont seulement à peine une dizaine sont vraiment sérieuses. N'importe qui peut ouvrir du jour au lendemain une "agence" ou un site est se nommer directeur de casting ou "talent scout", sans justifier de quoi que ce soit et sans licence. Un casting n'est pas un travail ! C'est avant tout une recherche de personnes susceptibles d'être employées pour une prestation (figuration, rôle, modèle, mannequin). On ne doit jamais payer pour s'inscrire ou participer à un casting, ni pour les consulter, ni pour constituer un "book".
La personne qui fait un casting exerce une fonction de recherche et sélection de personnel, incompatible avec l'activité d'agence de mannequins. Il peut s'agir d'un indépendant ou d'un salarié. Les directeurs de castings sont cependant toujours payés par le client (l'annonceur) ou par son mandataire (agence conseil en communication ou producteur par exemple) pour effectuer une recherche et sélection de personnes en fonction d'un cahier des charges précis. Les véritables sociétés de casting ne perçoivent bien entendu jamais de rémunération des personnes recherchées ou sélectionnées et ne font en aucun cas payer la consultation des listes et des annonces.
Les sociétés, voire associations, qui se présentent comme "agences de casting" ne correspondent à rien et n'ont aucune existence légale, puisqu'elles interviennent sur le marché sans licence d'agence de mannequins. En pratique elles trompent et arnaquent les mannequins en leur facturant des photos, impressions de books ou composites, des formations et prestations fictives. De nombreux responsables de ces organismes ont été condamnés, mais ils peuvent représenter également un danger pour les utilisateurs et annonceurs qui se laisseraient tromper.
Source : Union Nationale
des Agences de Mannequins.
Liens
pour en savoir plus :
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| Le Web, attention aux arnaques nombreuses et en tous genres ! |
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Sur le Web, le risque d'arnaques est de plus en plus grand, surtout en raison de la législation variable d'un pays à l'autre. Certains vivent purement et simplement en prenant de l'argent aux candidats à la profession de mannequin, y compris et même surtout quand ceux-ci n'ont pas du tout le profil (notamment par inscriptions payantes sur des sites ou cotisations). Dans certains pays ceci est légal : au Canada ou Etats-Unis par exemple, n'importe qui peut s'y inscrire, enfants comme adultes, et tout est facturé, depuis l'inscription au composite en passant par les cours. Ici, en France, c'est normalement interdit et quelques fois frauduleux.
En France, la plupart des sites utilisent officiellement ce vide juridique pour simplement proposer « la mise en relation entre photographes et modèles » annonçant la diffusion d'annonces et disant ne pas être responsables de ces relations (et de ce qui peut se passer lors de ces "relations"), les photographes ou modèles peuvent rencontrer quelques problèmes notamment s'il y a échange de prestations payantes (travail non déclaré), allant même jusqu'à la prostitution plus ou moins déguisée, car bien entendu entre les propos officiels et la réalité, il y a souvent un énorme gouffre.
Prudence donc ! Je suis moi-même étonné de voir exister tant de sites gratuits qui mettent en relations photographes et modèles sans aucune contre partie théorique... Y a-t-il beaucoup de gens qui vivent d'amour et d'eau fraîche ? Il faut le croire dans cette "profession".
Les sites qui proposent également des mineurs (moins de 16 ans) sont en infraction par rapport à la législation française, le travail des mineurs de 16 ans étant par principe interdit en France sans autorisation de la DASS. Une simple autorisation des parents n'ayant aucune valeur, l'Etat et la DASS pouvant se retourner contre les parents en cas de problème. Et comme le dit la loi : « La publicité écrite tendant à proposer à des enfants de moins de seize ans une activité de mannequin ne peut émaner que des agences de mannequins titulaires d'un agrément leur permettant d'engager des enfants de moins de seize ans. ».
Il y a donc lieu de rappeler et d'insister sur le fait qu'un mannequin, ou un candidat à cette profession, n'a JAMAIS rien à payer quand il se présente à une "société de casting", ni à payer un book photographique, un photographe, une inscription ou une adhésion quelconque, des cours ou toute autre prestation.
Attention aussi aux photographes qui vous proposent de réaliser
un book contre une préstation payante :
- Un book ne se réalise JAMAIS avec un seul photographe.
Un photographe vous proposera donc de réaliser des photos
suivant son style, mais pas pour la constitution totale d'un book.
- Si vous payez
un professionnel, assurez-vous qu'il est bien déclaré
et surtout a le bon code NAF ou APE. En effet un photographe auteur
(9003A) n'a pas le droit de réaliser des photos techniques
(portraits, "book", mariages....). Il doit avoir le
code 7420Z. Détails
ici.
- Un amateur
n'a bien entendu pas le droit de vous vendre et encore moins facturer
ses images.
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Pour se présenter en agence 1 photo en portrait et 1 photo en pieds en maillot de bain, même amateur, SUFFISENT !!
Méfiez-vous aussi des personnes qui vous proposent des plans de carrière au soleil, ou a l'étranger, d'être payé 1000 € la séance, ou qui connaissent les plus grands top-models ou réalisateurs de l'Univers... ou se disent eux-mêmes ancien top model ou photographe renommé, la plupart du temps ils sont eux-mêmes tout juste connus ... de leur concierge. Egalement des recrutements faits par l'intermédiaire de « soirées VIP » et autres soirées en « boites de nuit » qui n'ont AUCUNE valeur professionnelle (les agences sérieuses ne recrutent JAMAIS de cette façon). Certaines même donnent des adresses dans les beaux quartiers… (Champs Elysées, Place Vendôme....) qui ne sont en fait que des boites aux lettres… et souvent se terminent par des « prestations » pour des films et photos pornographiques.
J'ai malheureusement personnellement connu beaucoup de modèles débutantes qui se sont laissées berner par ces beaux parleurs et que j'ai retrouvé quelques temps plus tard à concourir pour des élections de Miss-Nue dans des boîtes de nuit, dans des page de revues ou sites érotiques ou encore des films érotiques... ou pornographiques. Belles carrières ! Bien sûr, si c'est ce que vous cherchez, c'est une autre histoire…
Si vous souhaitez être mannequin, sachez que les professionnels et les agences ne recrutent de manière générale ni par annonce, ni par Internet. Ils ont leur propre réseau, des personnes généralement qualifiées qui font le tour du Monde à la recherche de "talents". Ils ne vendent ni tests, ni books, ni autre prestation. Si vous avez les caractéristiques pour exercer ce métier, présentez-vous dans des agences licenciées.
Dites-vous aussi que ce n'est pas parce que vous allez passer une annonces ou créer un book sur le net que les photographes et producteurs vont se bousculer à votre porte : des demandes? Ils en reçoivent des dizaines par jour !
Mais attention aux fausses illusions : il ne suffit pas d'être jolie pour être mannequin, les critères sont stricts et ... commerciaux, et les agences ont largement le choix. Il y a aussi les concours de mannequins ou de "Miss" mais attention aussi car s'il y en a d'officiels et de reconnus, il y a des "duplicata" pas toujours très sérieux (ne serait-ce que pour Miss France par exemple où il y a l'officiel (et même 2 officiels maintenant) et d'autres « parallèle »...). Certains organisateurs, certains photographes de ces concours se sont retrouvés en prison ! ICI
Les « agences » dites de casting n'ont rien à voir avec cette profession : si quelques unes sont relativement sérieuses (relativement dans le sens où rien ne peut le prouver tant qu'une réglementation n'existe pas), la grande majorité n'a qu'un intérêt propre : celui de vous arnaquer !
Lu sur le site d'un modèle ... qui résumé bien les choses :
« [...] Je pense qu'il y a mieux à faire dans la vie que de montrer ses fesses et ses seins... Etre prise en photo n'ouvre aucunes portes professionnelles sauf si on a un talent de plus: le théâtre, la comédie, le chant, la danse, etc. Cette possibilité d'avenir photographique n'est réservée qu'aux jeunes filles grandes, sveltes et jeunes... Pas la peine de rêver !!! »
Les abus dans ce domaine sont sanctionnés par l'article 311-4 du Code Pénal.
Pour résumer, quelques conseils avant de se présenter à un casting :
- Se faire toujours accompagner, lors d'un premier rendez-vous, d'une personne de votre connaissance ou d'un des parents pour les mineurs. Idem pour la première séance de prises de vues. Fuyez tout casting qui refuse que vous soyez accompagné.
- Toujours obtenir une première rencontre dans un lieu public, du moins jamais dans un espace privé où il n'y a personne (appartement, studio...) ou à domicile (le vôtre comme celui du photographe ou de l'agent). Les agences pros ont des bureaux en général ! Elles ne donnent pas de numéros de téléphones portables ou de mail type @gmail, Yahoo etc..
- Bien discuter à propos des images que le photographe souhaite faire et celle que vous ne souhaitez pas faire. S'assurer que les photos qu'il présente sont bien son propre travail.
- Un contrat écrit doit toujours être fait dans le cadre professionnel surtout pour l'utilisation des images, utilisation qui doit être restreinte dans l'espace et le temps, et pour un objectif précis.
- Les propositions alléchantes (salaires, contrats, voyages, promesses...) cachent la plupart du temps des propositions louches.
- N'oubliez pas qu'une agence est là pour faire du commerce, pas pour vous faire plaisir : si elle insiste pour vous prendre ce n'est pas toujours parce que vous êtes jolie : restez toujours sur vos gardes.
Lutte contre
les arnaqueurs |
« Attirées par les professions de mannequins, modèles, figurants, de nombreuses personnes à la recherche d'un emploi, et pensant à tort que ces professions sont ouvertes à tous, permettent de gagner de l'argent facilement, et ce sans aucune compétence ni physique particulièrs, sont les proies faciles et toutes trouvées des parasites de ces professions.
Recrutées par le biais de petites annonces alléchantes, publiées par des non professionnels, souvent dans les rubriques "offres d'emploi", "carrières", "Opportunités, situations" les victimes, parfois dans des situations financières difficiles, sont delestées de plusieurs milliers d'euros sous prétexte de réaliser un press-book, et d'être inscrites dans un fichier, au travers duquel elles pourront rapidement trouver des engagements pour la publicité, catalogue, émission de télévision, films pub, etc ....
Les sociétés qui agissent ainsi font, et très rapidement, des chiffres d'affaires particulièrement importants en vendant des prestations a des prix exorbitants, mais leurs malheureux "clients", après avoir payé, en ayant parfois la surprise de voir débiter de leur compte en une seule fois, une somme pour laquelle ils avaient demandé et soi-disant obtenu un réglement échelonné, ne conclueront jamais aucun contrat
Lorsque les victimes prennent conscience de leur erreur d'avoir conclu un contrat commercial, qui ne leur garantit aucun engagement, il est trop tard pour demander des explications à la personne avec laquelle elles ont signé le dit contrat, la société a disparu, pour recommencer ses lucratives activités sous un autre nom. »
Source
: Syndicat des Mannequins. |


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| Pour en savoir + |
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Question
reçue par mail le 22 février 2009 « Je voulais savoir si
quelqu'un dont le code naf correspond à "service à la personne"
peut se prétendre "mannequin professionnelle" »
Bien entendu
que non.... Le "service
à la personne" est tout ce qui correspond, par exemple, aux
services à domicile : ménage, repassage, courses, soins aux personnes
âgées, garde d'enfants etc.... même si certains semblent considérer
que prostituée peut être aussi un "service à la personne" ! lol.
Il ne peut non plus être rémunéré à
l'aide de chèques "emploi-services". Plus d'informations ICI. |
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| Passer
une annonce |
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Si vous êtes modèle, vous pouvez passer des annonces pour proposer votre candidature à condition d'avoir plus de 16 ans, âge légal en France pour travailler.
Si vous demandez rémunération, elle ne peut se faire que si vous êtes déclaré pour exercer cette activité, ou sous contrat de travail si on vous emploie. Toute autre méthode de rémunération est illégale (travail « au noir »).
Il n'y a pas d'âge limite si ceci est dans le cadre d'une activité bénévole. Toutefois, le mineur n'ayant aucun droit sur son image avant sa majorité, il est conseillé d'éviter de passer une annonce si l'on a moins de 18 ans car ceci peut attirer des personnes qui se disent photographe mais qui ont un tout autre objectif, surtout au travers du Web. Bien entendu : Le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d'enregistrer
ou de transmettre l'image ou la représentation d'un mineur lorsque cette
image ou cette représentation présente un caractère pornographique est
puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 Euros d'amende. (Articles
227-23 du Code Pénal).
Si
vous êtes photographe, vous avez aussi le droit de passer des annonces pour la recherche de modèles de plus de 16 ans, en appliquant bien entendu les textes en vigueur. |
| Mais pourquoi
plus de 16 ans ? |
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Déjà, parce que c'est l'âge légal en France pour travailler.
Le
travail des enfants est par principe interdit en France, les enfants ne
sont donc pas censés assurer une prestation rémunérée quelle qu'elle soit
ou être embauchés avant cet âge de 16 ans, fin de leurs obligations scolaires
sans obtenir une dérogation.
Article L211-6 du Code du Travail : Les enfants
de l'un ou de l'autre sexe qui n'ont pas dépassé l'âge de la fréquentation
scolaire obligatoire ne peuvent, sans autorisation individuelle préalable,
être, à quelque titre que ce soit, engagés ou produits, soit dans une
entreprise de spectacles, sédentaire ou itinérante, soit dans une entreprise
de cinéma, de radiophonie, de télévision ou d'enregistrements sonores.
Une autorisation individuelle préalable est également exigée pour les
enfants engagés ou produits par une personne physique ou morale en vue
d'exercer une activité de mannequin au sens de l'article L. 763-1. Toutefois,
l'autorisation prévue à l'alinéa précédent n'est pas requise si l'enfant
est engagé par une agence de mannequins titulaire de la licence prévue
à l'article L. 763-3 et qui a obtenu un agrément lui permettant d'engager
des enfants. L'emploi d'un mineur de plus de treize ans, en vue d'exercer
les activités définies aux deux premiers alinéas, est subordonné à son
avis favorable écrit.
Et
comme le précise l'article L211-10
« La publicité écrite tendant à proposer à des enfants
de moins de seize ans une activité de mannequin ne peut émaner que des
agences de mannequins titulaires d'un agrément leur permettant d'engager
des enfants de moins de seize ans. ». Toutes
les agences doivent donc posséder obligatoirement une licence.
Les
agences employant des mineurs de 16 ans doivent posséder en plus de cette
licence un agrément préfectoral (une autorisation administrative du Préfet,
qu'il délivre après avis conforme de
la Commission Départementale de
la Protection de l'Enfance). |
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| DROITS D’AUTEURS ET DROITS
A L’IMAGE |
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Une
fois les photos réalisées, à qui appartiennent-elles ?
Le
photographe - l'auteur de l'œuvre - est propriétaire de son œuvre et des
droits, même s'il donne ou vend ses photos :
Article L. 111
« L'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait
de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable
à tous. L'existence ou la conclusion d'un contrat de louage d'ouvrage
ou de service par l'auteur d'une œuvre de l'esprit n'emporte aucune dérogation
à la jouissance du droit reconnu par l'alinéa 1er. La propriété incorporelle
définie par l'article L. 111-1 est indépendante de la propriété de l'objet
matériel. [...] L'acquéreur de cet objet n'est investi, du fait de cette
acquisition d'aucun des droits prévus par le présent code sauf dans les
cas prévus par les dispositions des deuxième et troisième alinéas de l'article
L. 123-4. Ces droits subsistent en la personne de l'auteur ou de ses ayants
droit qui, pourtant, ne pourront exiger du propriétaire de l'objet matériel
la mise à leur disposition de cet objet pour l'exercice desdits droits.
Néanmoins, en cas d'abus notoire du propriétaire empêchant l'exercice
du droit de divulgation, le tribunal de grande instance peut prendre toute
mesure appropriée, conformément aux dispositions de l'article L. 121-3. »
Article L.121-2.
« L'auteur a seul le droit de divulguer son œuvre Sous réserve des dispositions
de l'article L. 132-24, il détermine le procédé de divulgation et fixe
les conditions de celle-ci. »
Article 123
« L'auteur jouit, sa vie durant, du droit exclusif d'exploiter son œuvre
sous quelque forme que ce soit et d'en tirer un profit pécuniaire.»
Mais
attention, si le photographe est le propriétaire de son œuvre et des droits
d'auteur, il n'est, en aucun cas, propriétaire de l'image de la personne
photographiée. L'article 226 du Code Pénal précise bien qu'il est interdit
de fixer, enregistrer ou transmettre, sans le consentement de celle-ci,
l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé, ainsi que l'article
9 du Code Civil : chacun a droit au respect de sa vie privée.
« Toute personne dispose sur son image et sur
l’utilisation qui en est faite d’un droit exclusif qui lui permet de s’opposer
à la publication de celle-ci sans son autorisation, laquelle est expresse
et spéciale ».
Le
photographe doit donc obtenir l'autorisation écrite de son modèle, et
ceci pour chaque parution ou diffusion publique, même pour une simple
exposition ou une présentation sur ses propres pages Web. Notons que la
personne photographiée peut revenir à tout moment sur sa décision et demander
l'arrêt de la diffusion d'une ou des images réalisées.
Pour
conclure, l'œuvre et le support appartiennent au photographe - même s'il
vend ou donne cette œuvre- l'image du modèle
au modèle.
Bien
entendu, si le photographe est tout à fait libre de tirer un profit pécuniaire
de ses œuvres, il doit dans ce cas en déclarer les revenus (vente, droits
d'auteur perçus etc.), n'est-ce pas logique ? |
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Le droit à l'image
Le droit à l'image n'est pas un droit consacré par la loi elle-même, il découle du droit au respect de la vie privée qui fait l'objet de l'article 9 du code civil.
Le principe
Le droit à l'image est le droit pour tout un chacun d'autoriser ou de s'opposer à la fixation et à la diffusion de son image. En effet, selon la jurisprudence, « toute personne a, sur son image et sur l'utilisation qui en est faite, un droit exclusif ». C'est un droit de la personnalité comme l'est notamment le droit au respect de la vie privée. Il est donc inaliénable en ce sens qu'il reste attaché à la personne et ne peut faire l'objet d'une cession.
On peut être autorisé à fixer et diffuser l'image d'autrui mais on ne peut être titulaire de son droit à l'image. Une autorisation est a priori nécessaire quel que soit le lieu, public ou privé, dans lequel l'intéressé a été pris en photo ou filmé. Peu importe le nombre de personnes inclus dans un cliché, que le visage soit ou ne soit pas visible (il a été reconnu que le droit à l'image pouvait s'exercer sur un buste). Il importe simplement qu'il s'agisse d'une représentation de la personne.
Le consentement de la personne doit être exprès. Il est donc nécessaire de recueillir par écrit son autorisation. Lorsque cette personne est mineure ou majeure incapable, cette autorisation doit être obtenue auprès des parents ou tuteurs. L'autorisation donnée doit en outre être suffisamment précise pour savoir si l'intéressé a bien été informé de l'utilisation qui allait en être faite. Il est de ce fait interdit de faire de l'image un usage différent de la diffusion consentie. Par exemple, si l'autorisation accordée pour une photographie ne prévoit qu'un usage publicitaire, l'image ne peut être utilisée à des fins évènementielles (article de presse, reportage audiovisuel …).
L'absence d'une telle autorisation est susceptible d'engager la responsabilité de celui qui en reproduit et diffuse l'image et sa sanction peut consister en une interdiction de diffusion, des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Il reste encore que l'utilisation de l'image de la personne ne doit pas non plus être dévalorisante. Le cas peut se présenter si cette image présente l'intéressé dans une posture ou une situation humiliante, portant atteinte à sa dignité ou à son intimité (il existe cependant une tolérance pour la caricature compte tenu des lois du genre).
Les exceptions
Le juge est extrêmement protecteur des intérêts des personnes dont on entend exploiter l'image et les exceptions sont donc peu nombreuses. Elles dépendent du contexte et de l'objet de la prise de vue. Les seules exceptions concernent, d'une part, les personnes qui ont une vie publique (hommes politiques, magistrats, célébrités …) pourvu que l'image qui en est prise y soit étroitement liée (exemples : un juge d'instruction pendant une reconstitution, un homme politique lors d'un meeting politique, une célébrité montant les marches du festival de Cannes).
Il est, en revanche, nécessaire de recueillir à nouveau une autorisation dès lors que l'image ne les représente plus dans l'exercice de leur vie publique ou de leur activité professionnelle (exemples : le même juge photographié simplement en train d'appeler d'une cabine téléphonique publique, le même homme politique se promenant sur une plage pendant un congé, la même célébrité faisant ses courses dans un magasin).
L'autorisation n'est pas, d'autre part, nécessaire lorsque l'intéressé est lié fortuitement à un évènement d'actualité pourvu que l'image ait pour objet central l'évènement en question. Il a été ainsi jugé qu'un policier pris en photo au seuil d'un bâtiment public dans un contexte évènementiel, sans que cette photo soit centrée sur sa personne ne nécessitait pas une autorisation de sa part. Il est enfin permis de fixer l'image d'un groupe de personnes sur un lieu public sans demander l'autorisation de chacun à la condition que l'image ne centre pas l'attention sur l'une ou l'autre d'entre elles. Il en est ainsi par exemple d'un couple de touristes pris en photo devant un monument historique car en l'occurrence, c'est le lieu public qui est l'objet de la photo.
En revanche, une photo représentant exclusivement un couple d'amoureux sur la voie publique nécessite une autorisation car l'objet de la photo n'est plus centrée sur le lieu public et est susceptible de porter atteinte à l'intimité de leur relation. Ces exceptions, comme toutes exceptions, doivent être entendues de façon stricte, c'est-à-dire qu'en cas de doute, il vaudra mieux solliciter une autorisation écrite, et d'autant plus si l'image de l'intéressé est destinée à être très exposée (magazine à fort tirage, heure d'audience importante …). |
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| Puis-je photographier mon
modèle nu ? |
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Si le
modèle l'autorise, la loi ne l'interdit pas à condition que la prise de
vue se fasse dans un lieu privé et en prenant toute les précautions
pour que le modèle ne puisse être vu du public évoluer dans son plus simple
appareil (par exemple, dans son jardin si le voisin est susceptible d'observer
la scène de sa fenêtre, ou pire de la rue).
Concernant
les images réalisées et diffusées, elle doivent respecter l'article 227-24
du Code Pénal : « Le fait soit de fabriquer, de transporter,
de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support
un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter
gravement atteinte à la dignité humaine, soit de faire commerce d'un tel
message, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende
lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur.» |
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| Puis-je
photographier mon modèle nu s'il est mineur ? |
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Le
Code Pénal dit ceci dans son article 227-23 « Le fait, en vue de sa diffusion, de fixer,
d'enregistrer ou de transmettre l'image ou la représentation d'un mineur
lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique
est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 Euros d'amende ».
Il
semblerait qu'il soit tout à fait légal de photographier un mineur nu,
du moins de réaliser des photos de nus artistiques - appelés "académiques"-
d'un modèle mineur dans les mêmes conditions que citées plus haut (lieu
privé), du moins rien ne l'interdit au niveau des lois tant que ces photos
: 
- n'ont pas un caractère pornographique et ne puisse porter
atteinte à la dignité humaine ou susceptible de frapper l'imagination (Cour de cassation, chambre criminelle, 5 février 1974, Gazette du Palais
1974.2 sommaire.206.) ;
- ne relèvent pas de la recherche systématique d'excitation érotique ou
malsaine (Tribunal correctionnel de Paris, 22 octobre 1973, Gazette du
Palais 1975.1.28) ;
- ne soient pas une atteinte sexuelle avec ou sans violence (Code Pénal
art. 227-25) ;
- ne soient pas une corruption (NDLR : rémunération ou avantages en nature)
(Code pénal art. 227-22).
Rappelons
que le législateur appelle en France un mineur, toute personne de moins
de 18 ans. |
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| Photographier
des gens dans la rue, est-ce légal ? |
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Si
le fait de photographier des gens dans la rue (lieu public) n'est pas
interdit - sauf si la personne s'y oppose - c'est la publication de ces
images qui est réglementée, notamment par l'article 226 du code pénal
: nul ne peut diffuser l'image d'une personne sans son autorisation et de l'article 9 du Code Civil : Chacun a droit au respect de sa vie privée
Par
contre, dans un lieu privé (ou un lieu privé ouvert au public) l'autorisation
est indispensable.
Il
est donc toujours possible de réaliser des photos dans la rue (sur les
lieux publics, la terrasse d'un café étant un lieu... privé !) mais il
n'est pas autorisé de les utiliser hors du cadre privé (du "cercle
de famille").
Voir
la jusrisprudence qui évolue tous les jours. Voir aussi l'objectif
des images et par qui elles sont réalisées, la presse ayant
par exemple un "droit à l'information" que n'a pas forcément
l'amateur. Certans lieux sont strictement interdits comme par exemple
les casernes, la RATP.... ou disposent d'une réglementation particulière
(Pars et jardins, Bibliothèque Nationale à Paris par exemples....). |
| Compléments |
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| Quelques
exemples d'arnaques ou d'annonces |
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| Autres
sites (avis, témoignages etc...) |
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