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Législation |
Les Modèles Ce dossier concerne la législation française. Il se veut une étude de cette législation. Il évolue suivant les informations, nouveaux décrets et lois. Je précise que je ne suis pas l'auteur des lois françaises, inutile de m'injurier par vos mails si vous n'êtes pas d'accord avec elles ! Si par contre vous y trouvez une erreur ou un manque, n'hésitez pas à me communiquer le texte de loi ou la jurisprudence en référence pour mise à jour. Merci Mise à jour le 31-Mai-2009 |
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Rappel important Les sites dit de « casting » ou de « book en ligne », d'« association loi 1901 » voire d’ « agences » de mise en relations entre modèles et photographes n'ont AUCUNE VALEUR professionnelle, juridique et légale en France (vide total juridique) et ne peuvent en aucun cas s'appeler agence (ou "agency") ni en avoir les activités (casting, recrutement, placement...) ne possédant et ne pouvant posséder aucune licence permettant cette activité. Les professionnels et agences de mannequins/modèles ne font jamais appel à de tels sites pour recruter des mannequins. Certains sont sous statut d’ « association loi 1901 ». Rappelons qu’une association est à but « non lucratif » et n’est donc pas compatible avec une démarche professionnelle. Elle peut employer des mannequins/modèles (en les déclarant) mais ne peut se substituer à une agence. Si vous arrivez sur cette page depuis l'un de ces sites, vous être maintenant informé ! |
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SOMMAIRE
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| Compléments |
| Quelques exemples d'arnaques ou d'annonces |
| Qu'est-ce qu'un modèle ? | |||||||
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Amateur ou professionnel ? Il n'y a pas de modèle amateur, semi-pro ou professionnel, pour la loi il y a des modèles au sens large du titre. Un modèle amateur ne le fait que par plaisir (comme un photographe amateur), sans rémunération, un professionnel en tire un revenu même s'il est occasionnel, les règles sont les mêmes pour tous. Un modèle amateur qui pose contre rémunération, est qu'on appelle vulgairement "travailler au noir", ce qui est illégal, avec tous les risques que cela comporte notamment au niveau de l'employeur, c'est à dire le photographe lui même qui se met en situation illégale s'il ne déclare pas employer le modèle, même pour quelques heures ou si ce modèle n’est pas lui-même déclaré comme indépendant (dans la cadre du statut d’ « autoentrepreneur »). Liens :
Le travail illégal ou « travail au noir » Code du travail : Art. L. 8221-1. - Sont interdits :
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| Modèles, mannequins, castings et agences. | |||||||
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Les agences - Les modèles professionnels. La profession d'Agence de mannequins est en France strictement réglementée. Il est nécessaire, pour pouvoir exercer cette activité, de disposer obligatoirement d'une Licence d'Etat, ainsi que d'une garantie financière. Cette licence est renouvelée tous les ans, certaines agences peuvent perdre cette licence si elles ne suivent pas la législation. Toute agence qui n'a pas cette licence n'est en aucun cas une agence de mannequins et ne peut employer et placer des mannequins. Il n'y a actuellement en vigueur à peine une centaines de licences pour tout le territoire national, DOM-TOM compris. Il est par ailleurs obligatoire, pour celles des agences qui proposent des enfants (moins de 16 ans), de disposer, en plus de la licence, d'un Agrément Préfectoral spécifique l'autorisant à gérer et proposer des mineurs. La profession est régie notamment par les articles L7123.11 à L7123.24 du Code du Travail. Les photographes, notamment, ne peuvent pas obtenir cette licence d'agent..
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Depuis le 1er janvier 2009, il est possible à un modèle (ou mannequin) de se déclarer comme indépendant avec le statut d’ « auto-entrepreneur » (mais seulement sous ce statut, in ne peut se déclarer comme "travailleur indépendant" comme peut le faire un photographe, le statut de « freelance » comme on le voir souvent n'existe pas en France). A souligner toutefois qu’à ce jour le Code du Travail (édition 2008) n’a pas été modifié et fait donc opposition à ce statut puisqu’il stipule qu’un modèle ou mannequin ne peut être que sous contrat de travail, et de ce fait ne peut être en situation d’indépendant. A suivre donc la prochaine mise à jour. Ce qui change alors pour le statut de modèle/mannequin (mais aussi du photographe) : AVANT ce statut
APRES ce statut
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| Passer une annonce. | |||||||
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Si vous êtes modèle, vous pouvez passer des annonces pour proposer votre prestation à condition d'avoir plus de 16 ans, âge légal en France pour travailler. Si vous demandez rémunération, elle ne peut se faire que si vous êtes déclaré pour exercer cette activité, ou sous contrat de travail si on vous emploie. Toute autre méthode de rémunération est illégale (travail « au noir »). Il n’y a pas d’âge si ceci est dans le cadre d’une activité bénévole. Toutefois, le mineur n’ayant aucun droit sur son image avant sa majorité il est conseillé d’éviter de passer une annonce si l’on a moins de 18 ans car ceci peut attirer des personnes qui se disent photographe mais qui ont un tout autre objectif, surtout au travers du Web. Bien entendu : Le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d'enregistrer ou de transmettre l'image ou la représentation d'un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 Euros d'amende. (articles 227-23 du Code Pénal). Si vous êtes photographe, vous avez aussi le droit de passer des annonces pour la recherche de modèles de plus de 16 ans, en appliquant bien entendu les textes en vigueur. |
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| Mais pourquoi plus de 16 ans ? | |||||||
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Déjà, parce que c'est l'âge légal en France pour travailler. Le travail des enfants est par principe interdit en France, un enfant n'est donc pas censé assurer une prestation rémunérée quelle qu'elle soit avant cet âge de 16 ans, fin de leurs obligations scolaires sans obtenir une dérogation. Article L211-6 du Code du Travail Les enfants de l'un ou de l'autre sexe qui n'ont pas dépassé l'âge de la fréquentation scolaire obligatoire ne peuvent, sans autorisation individuelle préalable, être, à quelque titre que ce soit, engagés ou produits, soit dans une entreprise de spectacles, sédentaire ou itinérante, soit dans une entreprise de cinéma, de radiophonie, de télévision ou d'enregistrements sonores. Une autorisation individuelle préalable est également exigée pour les enfants engagés ou produits par une personne physique ou morale en vue d'exercer une activité de mannequin au sens de l'article L. 763-1. Toutefois, l'autorisation prévue à l'alinéa précédent n'est pas requise si l'enfant est engagé par une agence de mannequins titulaire de la licence prévue à l'article L. 763-3 et qui a obtenu un agrément lui permettant d'engager des enfants. L'emploi d'un mineur de plus de treize ans, en vue d'exercer les activités définies aux deux premiers alinéas, est subordonné à son avis favorable écrit. Et comme le précise l'article L211-10 La publicité écrite tendant à proposer à des enfants de moins de seize ans une activité de mannequin ne peut émaner que des agences de mannequins titulaires d'un agrément leur permettant d'engager des enfants de moins de seize ans. ». Toutes les agences doivent donc posséder obligatoirement une licence. Et un photographe ne peut demander ni licence, ni agrément : « La licence d'agence de mannequins ne peut être accordée aux personnes qui, individuellement ou en tant qu'associés, dirigeants sociaux ou préposés, exercent directement ou par personne interposée l'une des activités ou professions suivantes: production ou réalisation d'oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles, distribution ou sélection pour l'adaptation d'une production, organisation de cours ou de stages de formation payants pour mannequins ou comédiens, agence de publicité, éditeur, organisateur de défilés de mode, photographe. » Les agences employant des mineurs de 16 ans doivent posséder en plus de cette licence un agrément préfectoral (une autorisation administrative du Préfet, qu'il délivre après avis conforme de la Commission Départementale de la Protection de l'Enfance).
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| Une fois les photos réalisées, à qui appartiennent-elles ? | |||||||
| Le photographe
- l'auteur de l'oeuvre - est propriétaire de son oeuvre et des droits,
même s'il donne ou vend ses photos :
Article L. 111 « L'auteur d'une uvre de l'esprit jouit sur cette uvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. L'existence ou la conclusion d'un contrat de louage d'ouvrage ou de service par l'auteur d'une uvre de l'esprit n'emporte aucune dérogation à la jouissance du droit reconnu par l'alinéa 1er. La propriété incorporelle définie par l'article L. 111-1 est indépendante de la propriété de l'objet matériel. [...] L'acquéreur de cet objet n'est investi, du fait de cette acquisition d'aucun des droits prévus par le présent code sauf dans les cas prévus par les dispositions des deuxième et troisième alinéas de l'article L. 123-4. Ces droits subsistent en la personne de l'auteur ou de ses ayants droit qui, pourtant, ne pourront exiger du propriétaire de l'objet matériel la mise à leur disposition de cet objet pour l'exercice desdits droits. Néanmoins, en cas d'abus notoire du propriétaire empêchant l'exercice du droit de divulgation, le tribunal de grande instance peut prendre toute mesure appropriée, conformément aux dispositions de l'article L. 121-3. » Article L.121-2. « L'auteur a seul le droit de divulguer son uvre Sous réserve des dispositions de l'article L. 132-24, il détermine le procédé de divulgation et fixe les conditions de celle-ci. » Article 123 « L'auteur jouit, sa vie durant, du droit exclusif d'exploiter son uvre sous quelque forme que ce soit et d'en tirer un profit pécuniaire. » Mais attention, si le photographe est le propriétaire de son uvre et des droits d'auteur, il n'est, en aucun cas, propriétaire de l'image de la personne photographiée. L'article 226 du Code Pénal précise bien qu'il est interdit de fixer, enregistrer ou transmettre, sans le consentement de celle-ci, l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé, ainsi que l'article 9 du Code Civil : chacun a droit au respect de sa vie privée. « toute personne dispose sur son image et sur l’utilisation qui en est faite d’un droit exclusif qui lui permet de s’opposer à la publication de celle-ci sans son autorisation, laquelle est expresse et spéciale ». Le photographe doit donc obtenir l'autorisation écrite de son modèle, et ceci pour chaque parution ou diffusion publique, même pour une simple exposition ou une présentation sur ses propres pages Web. Notons que la personne photographiée peut revenir à tout moment sur sa décision et demander l'arrêt de la diffusion d'une ou des images réalisées. Pour conclure, l'oeuvre et le support appartiennent au photographe - même s'il vend ou donne cette uvre - , l'image du modèle au modèle. Bien entendu, si le photographe est tout à fait libre de tirer un profit pécuniaire de ses oeuvres, il doit dans ce cas en déclarer les revenus (vente, droits d'auteur perçus etc.), n'est-ce pas logique ?
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| Puis-je photographier mon modèle nu ? | |||||||
| Si le modèle l'autorise, la loi ne l'interdit
pas à condition que la prise de vue se fasse dans un lieu privé
et en prenant toute les précautions pour que le modèle ne puisse
être vu du public évoluer dans son plus simple appareil (par exemple,
dans son jardin si le voisin est susceptible d'observer la scène de
sa fenêtre, ou pire de la rue).
Concernant les images réalisées et diffusées, elle doivent respecter l'article 227-24 du Code Pénal : « Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, soit de faire commerce d'un tel message, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 500 000 F d'amende lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur. »
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| Puis-je photographier mon modèle nu s'il est mineur ? | |||||||
| Le Code Pénal dit ceci
dans son article 227-23 :
« Le fait, en vue de sa
diffusion, de fixer, d'enregistrer ou de transmettre l'image ou la représentation
d'un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un
caractère pornographique est puni de cinq ans d'emprisonnement et de
75 000 Euros d'amende. (articles 227-23 du Code Pénal). »
Il semblerait qu'il soit tout a fait légal de photographier un mineur nu, du moins de réaliser des photos de nus artistiques - appelés "académiques"- d'un modèle mineur dans les mêmes conditions que citées plus haut (lieu privé), du moins rien ne l'interdit au niveau des lois tant que ces photos :
Rappelons que le législateur appelle en France un mineur, toute personne de moins de 18 ans. Il est toutefois étonnant de constater que si le législateur s'est penché sur le problème d'agression sexuelle sur mineur (ce que la presse appelle faussement "pédophilie"), sur les images à caractères pornographiques et de protection de l'enfance, il n'a tenu aucun compte des uvres artistiques (aussi bien en photo qu'en peinture, sculpture, littérature etc.), ce qui tendrait à dire que soit il a voulu laisser libre la création artistique - ce dont je doute vu les censures imposées à des photographes de renom - , soit il a considéré qu'il ne pouvait y avoir uvre artistique de l'image d'un mineur, ou encore - plus grave pour les artistes - qu'il place "dans le même panier" les "criminels - pédophiles - à - la - Dutroux" et les créateurs artistiques respectant leurs modèles, la beauté et l'art, que leur modèle soit mineur ou majeur. Devant le flou (artistique ?) de ces textes, je souhaite obtenir l'avis de personnes plus expertes en la matière que moi pour conclure ce paragraphe, d'autant que les associations de défense des droits de l'enfant ainsi que les polices questionnées répondent, de manière générale, que les sites Web actuellement sur l'Internet présentant des images de mineurs, nus ou habillés, sont légaux ! Mais alors, la presse nous mentirait en nous disant qu'il existe des milliers de sites pédophiles sur Internet ?.... En tout cas, il semblerait qu'en france ce n'est pas trop la législation qui fixe les limites dans ce domaine mais une morale - plus ou moins religieuse - supportée par les médias, beaucoup plus qu'aux USA contrairement à ce qu'on pourrait penser. |
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Reste enfin à déterminer ce que l'on entend par "image à caractère pornographique". Le dictionnaire français Larousse en donne la définition suivante : Pornographie (de porné, prostituée et graphein, décrire) : représentation complaisante (acte fait en vue de plaire, de flatter) de sujets, de détails obscènes (qui blesse ouvertement la pudeur par des représentations d'ordre sexuel), dans une uvre littéraire, artistique ou cinématographique.
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| Les "modèles" de la rue | |||||||
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Photographier des gens dans la rue, est-ce légal ? Si le fait de photographier des gens dans la rue (lieu public) n'est pas interdit - sauf si la personne s'y oppose - c'est la publication de ces images qui est réglementée, notamment par l'article 226 du code pénal : nul ne peut diffuser l'image d'une personne sans son autorisation et de l'article 9 du Code Civil : Chacun a droit au respect de sa vie privée. Par contre, dans un lieu privé (ou un lieu privé ouvert au public) l'autorisation est indispensable. Il est donc toujours possible de réaliser des photos dans la rue (sur les lieux publics, la terrasse d'un café étant un lieu... privé !) mais il n'est pas autorisé de les utiliser hors du cadre privé (du "cercle de famille"). |