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COURS
DE PHOTOGRAPHIE
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© 1988 - 1991 Christian Judei - Reproduction interditeRévision avril 1999 Textes, images et corrections
HTML par Christian Judei
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Définition
La définition du mot PHOTOGRAPHIE peut se traduire par: écrire avec la lumière. Cette lumière est donc primordiale pour la prise de vues. Qu'elle provienne d'une source naturelle comme le soleil, ou d'une source artificielle (lampes d'éclairage, flash électronique...) elle est composée d'un mélange de radiations de différentes longueurs d'onde.
La lumière qui nous parait blanche est en fait constituée d'un mélange de couleurs, couleurs que la nature nous donne loisir d'observer lors d'un arc-en-ciel. Les gouttelettes d'eau en suspension dans l'air forment effet de prisme et décomposent la lumière en une gamme chromatique allant du bleu/violet au rouge foncé. Ceci peut être démontré en utilisant un prisme.
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L'émulsion photographique sera donc constituée de récepteurs captant ces couleurs. En photographie nous distinguerons 3 zones principales dans cette gamme du spectre visible :
Ces 3 couleurs vont nous permettre de reconstituer toute la gamme, suivant l'importance de bleu, de vert ou/et de rouge (un peu comme le peintre lorsqu'il mélange ses couleurs pour en obtenir une autre, mais là il utilise des pigments). Il suffit de se pencher de plus près sur le tube image d'un téléviseur couleur pour s'apercevoir que cette image est en fait constituée de points bleus, verts et rouges et ainsi de conforter cette théorie, appelée sélection trichrome.
Ce spectre visible est prolongé à ses extrémités de radiations invisibles à l'Homme, mais pouvant impressionner sous certaines conditions un film photographique. Ce sont :
Les radiations ultraviolettes se rencontrent avec plus d'abondance en haute altitude ainsi qu'au bord de mer, pouvant créer des images bleues (dominante bleue) qu'il est plus ou moins difficile de supprimer à l'aide de filtres.
- Du coté violet/bleu, l'ultraviolet.,
- Du coté rouge, l'infrarouge
Quant à l'infrarouge, il ne gêne généralement pas l'émulsion standard, si ce n'est par son coté chaleur, c'est pour cela qu'il ne faut jamais laisser du matériel photographique sous les vitres d'une automobile (plage arrière, par exemple). Certains films spéciaux sont sensibles à l'infrarouge afin de permettre des images comportant plus d'informations (horizon bouché, ou...espionnage) ou des effets spéciaux.
Les radiations X et GAMMA peuvent impressionner le film, volontairement ou... involontairement ! Toujours se méfier des contrôles aériens par rayons X qui voilent les émulsions. Pour récapituler, la gamme chromatique est la suivante :
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La lumière solaire, en règle générale, n'est jamais constante. Elle subit des variations de sa composition (proportions de bleu, de vert, de rouge) suivant :
- L'état de l'atmosphère : les brumes et poussières laissent passer plus de radiations rouges/jaunes que de radiations bleues. Par contre, dans une atmosphère très pure (haute montagne, mer), c'est l'inverse qui se produit et les radiations bleues abondent par rapport aux radiations rouges.
- La saison, l'heure, le lieu : lorsque le soleil est bas à l'horizon, les rayons traversent sur une plus grande longueur les couches denses de l'atmosphère, provoquant, comme nous venons de le voir plus haut, une absorption du bleu et de ce fait une plus forte proportion de rayonnement rouge.
Lorsque le soleil est bas à l'horizon, les rayons traversent sur une plus grande distance les couches denses de l'astmosphère, provoquant ainsi une absorption du bleu, et de ce fait une plus forte proportion de rayonnement rouge frappe la pellicule.
La composition d'une source de lumière peut être définie avec précision au moyen de sa température de couleur, température exprimée en Kelvins (0 Kelvin = zéro absolu = -273°C). La lumière naturelle du soleil, au zénith, est de l'ordre de 5000K (~ température de la surface du soleil). Les films couleurs généralement utilisés sont fabriqués de façon à rendre une image correcte à cette température de couleur. Si cette température diminue (cas d'utilisation de lumières artificielles), les images présenteront une dominante jaune/orangée. Inversement, si la température augmente, les images seront plus bleues (et oui, c'est l'inverse des robinets !).
Il existe toutefois des films spécialement conçus pour des prises de vues en éclairage artificiel (donc plus jaune); les films tungstène. Ils sont calibrés pour une utilisation sous un éclairage tungstène de 3200K. Enfin, pour utiliser un film type jour (5500K) avec un éclairage tungstène il suffit de coiffer l'objectif d'un filtre bleu pour supprimer la dominante jaune, mais nous y reviendrons en détails un peu plus tard.
Pour résumer, il faut retenir que la lumière blanche est composée de bleu de vert et de rouge dans des proportions variables, que la couleur d'une source lumineuse est déterminée par sa température de couleur (les normes en photographies étant 3200K et 3400K pour l'éclairage artificiel et 5500K pour la lumière du jour et les flashes électroniques) et que cette lumière peut varier dans des proportions considérables suivant l'heure et le lieu de la prise de vues.
Avant toute approche technique ou théorique de l'appareil photographique, il est important de souligner que ce n'est pas l'appareil qui fait l'image mais bien le photographe. Nous devons faire une distinction entre la photographie prise, c'est-à-dire tout bonnement enregistrée (ce que n'importe qui est capable de faire) et la photo vue, c'est-à-dire ressentie, travaillée, élaborée... L'appareil photographique, le plus sophistiqué soit-il, ne sera qu'une machine enregistreuse, prolongement obéissant de ce que vous aurez vu. Le talent d'un écrivain, ne se mesure pas au crayon qu'il utilise, celui du photographe ne se mesurera pas non plus au matériel contenu dans son fourre-tout. Comme cet appareil est une machine, il est primordial d'en connaître parfaitement le fonctionnement. Vous me direz qu'il est inutile de s'y connaître en mécanique pour conduire une automobile. Certes, vous auriez raison, mais je vous répondrai qu'il faut avoir parcouru avec elle plusieurs milliers de kilomètres pour connaître son comportement sur la route et ses réactions.
Tous les appareils de prise de vue, quels que soient leur forme, leur marque, leur prix ou leur âge possèdent les mêmes organes principaux afin de former une image sur le film sensible:D'autres éléments sont présents afin de faciliter ou d'automatiser certains paramètres, comme la mise au point automatique (auto focus), ou le réglage de l'exposition programmé ou encore l'entraînement du film et le rembobinage motorisés. Il est vrai que c'est bien pratique de ne plus se soucier des réglages et de ne s'occuper que de son cadrage. Mais aucun système n'est la panacée ! Un robot sera toujours un robot qui se contente d'obéir sans réfléchir et souvent ses limites son vite dépassées. N'utilisez donc les modes « program » que... contraint et forcé, du moins si vous souhaitez être créatifs, c'est le but de ce cours.
- un objectif : système optique, composé de plusieurs lentilles, qui forme une image des objets placés devant lui,
- un obturateur : mécanique ou électronique qui détermine la durée d'exposition du film sensible,
- un diaphragme : comparable à l'iris de notre oeil, laissant passer au travers de l'objectif une plus ou moins grande quantité de lumière,
- un système de visée : pour cadrer l'image et... savoir ce que l'on enregistre sur le film,
- un système de mise au point : pour l'obtention d'une image nette,
- un système de transport du film : permettant d'avancer une nouvelle surface de film vierge après chaque prise de vue,
- et enfin un boitier étanche à la lumière contenant les éléments précédents.
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Si vous n'avez pas encore fait le choix d'un boîtier, permettez-moi de vous donner quelques éléments de réflexion :
- Premier point : laissez tomber les documentations publicitaires des fabricants ! Ce sont, et c'est bien naturel, des marchands de lessives et la leur est toujours meilleure que celle du voisin !
- Deuxièmement : n'hésitez pas à mettre le prix ! Et évitez les économies de bouts de chandelles. Certes, un bon appareil est cher, mais c'est une acquisition à long terme (un appareil à 6000 F., sur 10 ans, représente un investissement de 600 F. par an; 50 F. par mois !). Et puis, un appareil de marque a fait ses preuves, les accessoires et les objectifs se trouvent facilement, le service après-vente est suivit et en général compétent alors qu'un Nikanon 725 C acheté 1000 balles chez le quincaillier du coin n'existera peut être plus dans deux ans !
- Troisièmement : L'image est formée par l'objectif. Il est donc inutile, voir aberrant, d'acheter un boîtier haut de gamme et d'y monter un objectif de sous-sous-marque, pas cher, et ayant la définition d'un cul-de-bouteille. Faites plutôt l'inverse.
- Quatrièmement : EXIGEZ que votre boîtier comporte (et nous verrons plus loin que c'est loin d'être inutile) une prise contact standard pour flash électronique, un bouton test de profondeur d champ, s'il comporte des automatismes, la possibilité de règlages et de corrections manuels, une alimentation en piles standards (pour éviter de chercher à 100 kilomètres à la ronde la chère (dans tous les sens du terme) pile que personne n'a en stock). Il est tout de même étonnant que les fabriquants supriment d'office des derniers outils indispensables sur leurs appareils. Tout ceci semble exigeant, mais il faut l'être de l'achat d'un appareil photographique tout comme de n'importe quoi d'autre. Enfin, comme dit le dicton qui peut le plus, peut le moins.
Revenons à nos moutons et étudions en détail ces éléments.
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L'objectif
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Il est composé d'un ensemble de lentilles assemblées dans une monture. Qu'elle qu'en soit la marque, on y trouve généralement gravés : la marque du fabriquant, le nom de l'objectif, sa distance focale, sa luminosité (ou ouverture maximale). Il comporte en son centre le diaphragme et quelquefois l'obturateur. Pour effectuer la mise au point (c'est-à-dire la projection d'une image nette sur le film) la monture interne se déplace -déplaçant de ce fait toutes les lentilles- en tournant une bague encerclant l'objectif (cas le plus courant).
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Le diaphragme
L'objectif forme donc l'image, par l'intermédiaire de ses lentilles, le diaphragme, lui, détermine la quantité de lumière qui devra passer au travers d'elles pour impressionner suffisamment le film. Il agit exactement comme l'iris de notre oeil qui se ferme en cas de forte lumière ou s'ouvre sous faible éclairement. Il s'ouvre ou se ferme soit manuellement au moyen d'une bague ou automatiquement (certains appareils très simples ne comportent qu'un seul diaphragme fixe). Afin de connaître qu'elle est l'ouverture à appliquer, c'est-à-dire faciliter les réglages, une série de valeurs standardisées est gravée sur la bague de réglage. Ces valeurs sont les suivantes :
1 - 1.4 - 2 - 2.8 - 4 - 5.6 - 8 - 11 - 16 - 22 - 32 - 45 ...
Pourquoi pas 1,2,3,4,5 ... me direz-vous ? Tout simplement parce que ces valeurs sont le résultat de la division: distance focale de l'objectif/le diamètre du diaphragme. Par exemple, prenons le cas d'un objectif de 50 mm de longueur focale (à ce propos, nous verrons ce qu'est la distance focale d'un objectif un peu plus loin) dont le diaphragme mesure 12.5 mm de diamètre.
F = 50 mm d = 12.5 mm F 50 _____ = ______ = 4 d 12.5
Le diaphragme sera donc de 4 (noté f/4). Si ce diamètre est ramené à 3.12 mm; 50/3.12 = 16, donc ouverture f/16. Ce n'est pas plus compliqué que cela. On peut déjà tirer une conclusion de ces calculs : plus le nombre des valeurs de diaphragme est grand, plus le diamètre est petit.Et qu'elle est la différence entre deux valeurs ? Ces graduations sont établies de telle sorte que chaque nombre donne une luminosité double de celui qui le suit: f/4 laisse passer deux fois plus de lumière que f/5.6, deux fois moins que f/2.8 et huit fois plus que f/11 etc.
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l'obturateur
L'obturateur détermine la durée pendant laquelle le film sera exposé, autrement dit le temps de pose ou encore la durée d'exposition. Dans les appareils reflex au format 24x36 il n'est, en général, pas placé dans l'objectif mais tout contre le film. On le rencontre intégré à l'objectif dans des appareils simples (appareils compactes) ou dans du matériel en moyens ou grands formats (4.5x6, 6x6, chambres de grands formats). Nous voyons qu'il en existe deux types :
- L'obturateur central : Comme son nom l'indique, il se trouve au centre de l'objectif, constitué un peu comme le diaphragme, s'ouvrant et se fermant totalement au moment du déclenchement. Il peut être commandé mécaniquement ou électriquement.
- L'obturateur focal, ou obturateur à rideaux : Ce modèle fait partie intégrante du boîtier, fonctionnant près du film (permettant le changement d'objectif sans risque de voile puisque celui-ci obstrue la fenêtre d'exposition). Il est constitué de deux rideaux métalliques ou de caoutchouc se déplaçant devant la fenêtre d'exposition. L'écartement des rideaux est variable suivant la vitesse et c'est à travers cette fente que se fait l'exposition.
Tout comme les ouvertures de diaphragme, les vitesses d'obturation sont normalisées. Ces vitesses, en fractions de secondes, sont les suivantes:
1 - 1/2 - 1/4 - 1/8 - 1/15 - 1/30 - 1/60 - 1/125 - 1/250 - 1/500 - 1/1000 - 1/2000 - 1/4000 de seconde... Il est évident (peut être plus que les valeurs de diaphragme à première vue) qu'étant donné que ces valeurs sont divisées par deux (ou multipliées), le film recevra moitié moins (ou le double) de lumière par rapport à la vitesse précédente (ou suivante). Au 1/30, le film sera exposé deux fois plus longtemps qu'au 1/60 et deux fois moins qu'au 1/15.
Au moyen des ouvertures de diaphragme et des vitesses d'obturation, nous allons donc pouvoir donner au film une exposition parfaite (lumination) soit en ouvrant/fermant le diaphragme ou en augmentant/diminuant la vitesse ou encore en jouant sur les deux paramètres à la fois afin d'obtenir un couple vitesse/diaphragme correct. A titre d'exemple, les couples vitesses/diaphragmes suivant donneront (théoriquement) la même exposition :
f/2-1/500 - f/2.8-1/250 - f/4-1/125 - f/5.6-1/60 - f/8-1/30 etc.
Il permet de cadrer le sujet; c'est-à-dire que l'image vue dans le viseur devra être la même que celle enregistrée sur le film. Ces systèmes de visée sont nombreux (5 au total) et nous allons les voir en détail.
- Le viseur optique
Sur de nombreux appareils, en général des appareils simples de construction, la visée se fait grâce à une sorte de petite lunette placée en haut du boîtier. Dans ce viseur, un cadre lumineux détermine les limites de l'image à enregistrer. Pour des appareils à objectifs interchangeables (type LEICA, par exemple) ce cadre lumineux s'adapte automatiquement à la couverture de l'objectif. Il peut être en plus muni d'un télémètre servant au réglage de la mise au point (Cf: chapitre sur la mise au point)- Viseur à cadre ou iconomètre
Très peu répandu de nos jours, si ce n'est sur des appareils de moyen format (photo aérienne ou sous-marine), ce viseur est constitué d'un grand cadre à l'avant délimitant le format et d'un petit à l'arrière servant d'oeilleton de visée.- Visée directe sur dépoli
Réservée aux chambres de grand format, cette visée s'effectue sur un verre dépoli qui se substitue au film. L'image y est vue tête en bas. Lorsque le cadrage et la mise au point sont faits, le verre est ôté et remplacé par une cassette de film (plan-film). L'appareil doit être impérativement sur pied et l'on comprendra vite pourquoi.- La visée reflex
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Pour ce type de visée, il faut en distinguer deux sortes:
- Visée reflex à deux objectifs : Un appareil utilisant ce principe est constitué de deux chambres superposées, donc de deux objectifs. C'est l'appareil classique au format 6x6 de nos grands pères mais toujours utilisé de nos jours. La chambre supérieure est réservée au cadrage et à la mise au point. L'image est renvoyée sur un verre dépoli par l'intermédiaire d'un miroir incliné à 45°, image toujours inversée gauche-droite. La seconde chambre est utilisée pour l'exposition du film. La visée se fait donc l'appareil à hauteur de poitrine, en regardant sur le dessus.
- la visée reflex à un seul objectif : Ce type de visée est de loin le plus répandu. L'image qui sert au cadrage et à la mise au point est exactement celle qui sera enregistrée sur le film. L'image est renvoyée par un miroir sur un verre dépoli qui est redressée ensuite par un prisme. Ce miroir s'escamote au moment du déclenchement, ce qui explique le pourquoi du noir se formant à l'obturation.
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Pour obtenir suivant la distance du sujet à l'appareil une image nette sur le film, il y a lieu de faire varier la distance entre l'objectif et le plan du film, ce que l'on appelle le tirage.Certains appareils simples ne comportent pas de réglage tout simplement parce que leur diaphragme fixe étant très fermé, la profondeur de champ, c'est-à-dire l'échelle des distances dans laquelle tout est net, est très grande, permettant des images nettes entre 1.50 m et l'infini. Pour déplacer l'objectif différents moyens existent. Tout d'abord, et c'est le plus rencontré, un système permet au moyen d'une bague de déplacer à l'intérieur de la monture de l'objectif l'ensemble des lentilles. Les repères de distances sont gravés sur cette bague. Une autre méthode consiste à monter l'objectif sur un chariot, à l'extrémité d'un soufflet. Ce cas est le plus rencontré sur des chambres de grands formats, ou encore sur un agrandisseur.
Bien entendu, il ne suffit pas de déplacer l'objectif pour obtenir une image nette. Encore faut-il savoir de combien le déplacer. Le plus simple -puisque nous avons vu que les bagues de réglage comportent des repères gradués en mètres- consisterait à afficher la distance correcte en face du repère fixe; mise au point faite au jugée. Mais pour des mises au point très précises, avec de gros téléobjectifs par exemple, cela devient plus délicat et il n'est pas toujours facile de transporter un décamètre de plusieurs centaines de mètres pour mesurer la distance qui nous sépare du sujet ! Pour ce faire, les appareils possèdent des systèmes facilitant cette mise au point.
En raison des systèmes autofocus, à l'heure actuelles, ces systèmes mécaniques permettant la détermination d'une mise au point précise tendant à disparaître des appareils.
- Le télémètre : (ou mise au point télémètrique) Système de mise au point que l'on rencontre sur des appareils à viseur optique. Au centre du cadre, deux images du sujet sont visibles lorsque la mise au point n'est pas bonne. Comme ce télémètre est couplé à l'objectif, il suffit d e tourner la bague pour superposer parfaitement ces deux images. C'est le système le plus précis dans tous les cas.
- Le stigmomètre : Ce système se rencontre sur des appareils de type reflex. Il se trouve au centre du verre dépoli. Une sorte de réticule rond coupe les lignes verticales du sujet pour former une image décalée. Il suffit d'aligner ces verticales en tournant la bague pour obtenir une bonne mise au point. Les inconvénients de ce système -qui fonctionne en général très bien dans les cas les plus courants- sont liés d'une part à la luminosité de l'objectif : plus l'objectif est sombre, moins l'utilisation du stigmomètre est facilitée, devenant trop sombre ou formant une demi coquille noire, et d'autre part à la luminosité de la scène: en cas de photographie de spectacle, par exemple, la luminosité dans le viseur n'est pas toujours suffisante pour un réglage optimum. Ce stigmomètre peut être accompagné à son pourtour d'un cercle de microprismes décomposant l'image lorsqu'elle est floue.
La mise au point peut enfin se faire directement sur le dépoli des chambres de grands formats en s'aidant au besoin d'une loupe.
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Il n'y a pas grand chose à dire sur ce système qui parait logique puisqu'après chaque prise de vue, il est indispensable de replacer une nouvelle surface de film vierge devant la fenêtre d'exposition. Cette avance devient de plus en plus automatisée par réarmeur motorisé ou par moteur permettant des cadences élevées (5 images par seconde par exemple). La plupart des boîtiers actuels non ni réarmeur manuel ni bouton de rembobinage.Il faut toutefois souligner que pour les films au format 135 (24x36 mm) il est obligatoire de rembobiner le film dans sa cartouche après exposition. Ce rembobinage peut être également motorisé mais en cas de rembobinage manuel, certaines précautions sont à prendre :
- Avant de rembobiner, il faut débrayer l'entraînement du film au moyen d'un petit bouton placé le plus souvent sous la semelle du boîtier.
- Rembobiner avec la manivelle en douceur et surtout ne jamais forcer au risque d'arracher les perforations du film. Si ça résiste, vérifiez si le bouton de débrayage est bien enfoncé.
- Rembobinez la totalité du film dans sa cartouche, amorce comprise, pour éviter... de le réutiliser comme film vierge (cela arrive souvent). Certains vous diront qu'il ne faut jamais rentrer l'amorce pour faciliter le développement, de toute façon soit la cartouche est cassée, soit le film en est extrait mécaniquement sans qu'il soit abimé.
Maintenant que nous avons ouvert le ventre de la bête et que nous l'avons disséquée, passons aux choses plus sérieuses, c'est-à-dire à son utilisation plus précise.
Puisque c'est avant tout de sa nature propre que dépendra l'aspect et surtout la qualité de l'image, il était tout naturel de débuter par celui-ci.Constitution de l'objectif :
L'objectif, nous l'avons vu, contient des lentilles généralement en verre. Ses performances dépendent avant tout de plusieurs facteurs :
- Du nombre et de la qualité optique de ses lentilles,
- du choix du verre par le fabriquant, de la correction la plus parfaite de ses défauts,
- du traitement anti-reflets des lentilles afin d'éviter des images fantômes par réflexions,
- et enfin de la qualité du montage et des matériaux utilisés pour les barillets.
On appelle lentille un système optique constitué par un milieu transparent (du verre en général) limité par deux faces sphériques ou par une face sphérique et une face plane. Il existe deux sortes de lentilles. Les lentilles plus épaisses au centre qu'au bord, dites lentilles convergentes, formant directement une image (comme une loupe). Et les lentilles plus épaisses au bord qu'au centre, dites divergentes. Ces lentilles ne forment pas directement une image mais combinées avec des lentilles convergentes elle permettent de corriger la direction et l'inclinaison des rayons lumineux.![]()
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La distance focale :
Une lentille, un groupe de lentilles ou un objectif projettent une image à une certaine distance d'elles (ou de lui). Il suffit de prendre une loupe et de placer une feuille de papier calque à l'arrière pour confirmer cette affirmation. Lorsque cette image est nette, pour un sujet placé à l'infini, la distance qui sépare le centre optique de la lentille (ou de l'objectif) et le plan de projection s'appelle la distance focale. Elle est de 50 mm pour un objectif normal en format 24x36 mm. par exemple. Mais, me direz-vous qu'est ce que le centre optique ? Le centre de la lentille ? pas toujours. Le centre optique d'un objectif peut se trouver hors de celui-ci ! Dans toute lentille, il existe un point par lequel tout rayon y passant n'est pas dévié.![]()
L'infini photographique se défini ainsi: tout sujet placé à une distance de 1000 fois la distance focale est supposé être à l'infini (50 mètres pour un 50 mm par exemple).
Malheureusement, une lentille est entachée de défauts plus ou moins importants, défauts amplifiés par la multiplication des lentilles et tenant à leur qualité optique. Bien que le photographe ne puisse intervenir directement pour y remédier -c'est au fabricant de le faire- il est important de connaître ces défauts pour le choix d'un objectif.
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Aberration chromatique :
Dans une lentille convergente, les radiations de courtes longueurs d'onde (violet/bleu) convergent plus près de la lentille que les longueurs d'onde plus longues (rouge). En pratique l'image est formée de plusieurs images colorées. La correction de cette aberration consiste à ajouter d'autres lentilles (par exemple une lentille convergente et une autre divergente -association dite achromatique-).![]()
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Aberration sphérique :
L'aberration sphérique est due à ce que les rayons lumineux passant par les bords de la lentille ne convergent pas sur le même plan que les rayons passant par le centre. Dans ce cas il est impossible d'obtenir une image nette aussi bonne sur les bords qu'au centre.![]()
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Coma :
Et oui, une lentille peut avoir un coma, mais cela n'a rien à voir. Lorsque le faisceau lumineux est incliné sur l'axe optique, l'aberration ne donne plus naissance à des points -situation normale- mais à des images étirées en forme de queue de comète (d'où le nom de coma).
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Astigmatisme :
Tout comme notre oeil (qui est un système optique) un objectif peut souffrir d'astigmatisme. C'est-à-dire que les lignes verticales et les lignes horizontales se forment sur des plans différents au lieu d'être confondus.![]()
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Courbure de champ :
Une lentille simple donne une image en forme de calotte sphérique dont le coté concave est tourné vers la lentille. Ainsi il est impossible simultanément d'obtenir une image nette pour le centre et pour les bords.![]()
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Distorsion :
Quand les lignes droites du sujet sont reproduites par des courbes, on dit qu'il y a distorsion. La distorsion est liée à la position du diaphragme par rapport à la lentille. Si le diaphragme est placé devant la lentille, la distorsion donne une convexité, dite en barillet (en forme de tonneau). Si le diaphragme est placé derrière la lentille, la distorsion donne une concavité, dite en coussinet (en forme de coussin).![]()
Tout objectif est caractérisé par trois facteurs, ou constantes qui sont :
- Sa distance focale,
- son angle de champ,
- son ouverture relative.
la distance focale
La distance focale, ou tout simplement focale, est gravée sur la monture de l'objectif -inutile donc de la mesurer- très souvent près de la lentille extérieure. Elle est représentée par la lettre F suivie d'un nombre exprimé en millimètres. Par exemple F 50, F 35, F 28.Les dimensions de l'image sont directement proportionnelles à la focale de l'objectif. Plus la focale sera courte, plus la proportion d'image sera grande. Par exemple, un objectif de 50 mm donnera d'un arbre placé à 100 m une image deux fois plus grande qu'un objectif de 25 mm et deux fois plus petite qu'un objectif de 100 mm (Cf: angle de champ).
Cependant, la notion de distance focale n'a d'utilité pratique que si on la considère en fonction du format de l'image enregistrée. Pour cette raison on distingue focale normale, longue et courte focale.
Un objectif de focale normale est celui dont la distance focale est voisine de la diagonale du format. La diagonale du format 24x36 mm étant de 43 mm environ, la focale normale devrait être de 43 mm. Elle est arrondi à 50 mm. Elle est de 80 mm. pour le format 6x6 etc.
Un objectif de longue focale a donc une distance focale plus longue que la diagonale (85 mm,105 mm,500 mm par exemple).
Un objectif de courte focale a une distance focale plus courte que la diagonale (24 mm, 35 mm par exemple).
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- angle de champ.
Selon sa distance focale, un objectif donne de l'espace placé devant lui une image circulaire plus ou moins grande; c'est ce que l'on appelle le cercle d'image nette. L'angle de cet espace embrassé se nomme angle de champ, exprimé en degrés. Un objectif de 135 mm (pour le 24x36) par exemple, offre un angle de champ de 18°. La focale normale (50 mm) quant à elle donne un angle de champ de 46°, un 35 mm; 63°.- ouverture relative
L'ouverture relative exprime la luminosité maximale de l'objectif; autrement dit la quantité de lumière que laisse passer l'ouverture du diaphragme lorsque celui-ci est grand ouvert. Plus le chiffre est petit (exprimé en valeur de diaphragme) plus l'objectif est lumineux et donc moins il faudra de lumière ambiante pour exposer correctement le film sensible. Exemple: un objectif de F 50 mm à ouverture f/1.4 sera plus lumineux (d'une valeur de diaphragme) qu'un 50 mm f/2. A pleine ouverture, il aura besoin de moitié moins de lumière, il sera donc deux fois plus lumineux.
Lorsque le sujet photographié est placé plus près de l'objectif (n'étant donc plus à l'infini) il faut éloigner l'objectif du film jusqu'à obtenir une image nette. La distance ainsi obtenue séparant l'objectif du film s'appelle le tirage. Cette variation du tirage se nomme la mise au point.
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La profondeur de champ
En pratique, cela signifie que lorsque l'on fait la mise au point à 3 mètres (un exemple) avec un objectif de 50 mm et une ouverture de diaphragme de f/5.6, ce n'est pas seulement la partie du sujet placée à 3 mètres qui sera nette mais toutes les parties situées aux distances comprises entre 2.50 m et 3.80 m environ. Dans ce cas, la profondeur de champ s'étend sur 3.80 - 2.50 = 1.30 m. On remarque d'autre part que la profondeur de champ s'étend davantage vers l'arrière du plan de mise au point que vers l'avant. Vous aurez tout intérêt à toujours faire la mise au point vers le 1/3 avant d'un sujet en profondeur.
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Comment varie la profondeur de champ ?
Affirmons tout d'abord qu'elle ne dépend absolument pas de la marque de l'objectif ni de sa formule. Elle dépend seulement :
- de la distance focale de l'objectif,
- de l'ouverture du diaphragme,
- de la distance de mise au point.
Distance focale
Pour une même distance de mise au point et une même ouverture de diaphragme, la profondeur de champ est d'autant plus étendue que la focale est plus courte :
Mise au point à 5 mètres : diaphragme f/5.6
Premier plan net dernier plan net Profondeur Focale 20 mm 1.59 m Infini 1.59 m à infini Focale 135 mm 4.75 m 5.30 m 0.55 m A la vue de ce tableau, on observe de suite la plus grande profondeur de champ du 20 mm par rapport au 135 mm.![]()
Ouverture du diaphragme
Pour une même distance de mise au point et une même focale, la profondeur de champ est d'autant plus étendue que le diaphragme est plus fermé :
Mise au point à 5 mètres : objectif de 50 mm.
Diaphragme Premier plan net dernier plan net Profondeur f/ 2.8 4.30 6.00 m 1.70 m f/ 16 2.50 m infini 2.50 m à infini En cas de nécessité, on peut fermer le diaphragme pour obtenir une plus grande profondeur de champ.![]()
Distance de mise au point
Pour une même focale et une même ouverture de diaphragme, la profondeur de champ est d'autant plus grande que la mise au point est plus lointaine :
Objectif de 50 mm : ouverture f/5.6
Distance M.A.P Premier plan net dernier plan net Profondeur Infini 15 m Infini 15 m à infini 3 m 2.50 m 3.80 1.30 1 m 0.93 m 1.08 m 0.15 m ![]()
Les valeurs des profondeurs de champ dans les tableaux ci-dessus ont été calculées mathématiquement. Si vous n'êtes pas un fervent des maths, certaines facilités sont apportées sur les objectifs et les boîtiers pour évaluer de la profondeur de champ. Tout d'abord, sur la majorité des objectifs, la bague de mise au point comporte une série de repères (deux pour chaque valeur de diaphragme) entre lesquels se lit immédiatement la profondeur de champ obtenue pour une distance donnée et une ouverture donnée. Un autre élément pratique, qui tend malheureusement à disparaître sur certains boîtiers (pourtant ce n'est pas ce qui coûte le plus cher messieurs les fabricants !) est le test visuel de profondeur de champ. Un petit bouton ou levier permet de fermer le diaphragme à la valeur choisie et de ce fait de voir dans le viseur reflex immédiatement les plans nets. Exigez que votre boîtier en soit muni !
Il existe différentes sortes d'objectifs; nous allons en faire un bref récapitulatif.
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Objectif de focale normale
Nous avons vu plus avant ce à quoi correspondait la focale normale pour un format déterminé. Voici quelques exemples de focales normales vendues avec les boîtiers:
| Format | Focale normale |
| 18 x 24 mm | 28-35 mm |
| 24 x 36 mm | 50 mm |
| 6 x 6 cm | 75-80 mm |
| 56 x 72 mm | 90 mm |
| 6 x 9 cm | 105 mm |
Domaine d'emploi : Photographie courante, optique de base pour les appareils. Avantages : Restitue la perspective habituelle des objets, peu onéreux, peu encombrant, disponible avec de grandes ouvertures (1 - 1.2 - 1.4 - 1.8...). Inconvénients : Pas recommandé pour le portrait en gros plans (déformations).
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Objectif de courte focale ou grand angulaire
Offre un angle de champ plus large, la distance focale est plus courte. De 18 mm au 35 mm en format 24x36 mm. Si la prise de vue est effectuée en plongée (appareil plus haut que le sujet) ou en contre-plongée (appareil plus bas) les lignes verticales du sujet ne sont plus parallèles entre-elles mais convergent vers le haut ou le bas. A part pour certains effets spéciaux, il existe différents moyens d'éviter cette convergence, le plus simple étant de tenir l'appareil parfaitement horizontal. On trouve des hyper-grands angulaires (plus petits que 18 mm) qui donnent des images rondes, appelés fish-eye (oeil de poisson) pouvant donner un angle de champ de 180° !
Domaine d'emploi : En intérieur ou extérieur par manque de recul, panoramas, effets spéciaux (exagération volontaire de la perspective). Avantages : Très grande profondeur de champ, donne au sujet un aspect moins habituel. Inconvénients : Convergences des lignes verticales lorsque l'appareil n'est pas tenu horizontalement, ouverture maximale plus limitée, coût plus élevé (en raison de la plus grande difficulté de corriger les aberrations).
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Objectif de longue focale
Son angle de champ est inférieur à celui de l'objectif normal. On trouve, en général, des longues focales entre 85 et 2000 mm, ce qui laisse un très grand choix. La longue focale n'est pas à comparer au téléobjectif. En effet, un téléobjectif est un objectif à longue focale mais réduit en dimensions par une construction particulière. Pour un 2000 mm, la distance entre le centre optique et le film devrait être de 2 mètres ! Ce qui demanderait un moyen de transport assez encombrant. Nous verrons un peu plus loin qu'il existe un autre procédé pour réduire son encombrement.
La longue focale donc s'impose plus particulièrement pour le portrait (85 à 135 mm) ou pour des prises de vues de sujets inaccessibles (chasse photographique...). Ce type de focale ne modifie pas la perspective apparente mais a tendance à écraser les plans. D'autre part, comme nous l'avons vu, la profondeur de champ est beaucoup plus restreinte. Par exemple, un 400 mm avec une mise au point à 10 mètres et une ouverture de f/8 donne une profondeur de champ de 30 cm !
Domaine d'emploi : Chasse photographique, sujets inaccessibles, portraits. Avantages : Permet de rester éloigné du sujet, d'isoler un sujet dans un ensemble flou (profondeur de champ faible), respecte les proportions naturelles des sujets. Inconvénients: Plus lourd et encombrant. Oblige souvent à utiliser l'appareil fixé sur un pied pour éviter de bouger. Oblige à utiliser des vitesses élevées. Faible profondeur de champ (qui peut devenir un avantage suivant l'effet recherché).
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Les objectifs cardioptriques ou objectifs à miroirs
Une des solutions pour réduire le poids et l'encombrement d'un objectif à longue focale est celle des objectifs à miroirs. Les rayons lumineux formant l'image sont "repliés" deux fois à l'intérieur de l'objectif par la réflexion sur deux miroirs. L'objectif se caractérise par un grand diamètre pour une longueur très réduite. Les focales de 300 à 2000 mm sont généralement couvertes par ce style d'objectif. L'inconvénient de ce système est qu'il ne comporte pas de diaphragme, l'ouverture étant fixe (de l'ordre de f/8 pour une 500 mm). Il n'est donc pas possible de jouer sur la profondeur de champ et les réglages d'exposition devront s'opérer uniquement par le changement de vitesse d'obturation. Un pied support est souvent indispensable pour utiliser ces objectifs.
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Les objectifs à focale variable, dits ZOOMS
L'objectif ZOOM remplace l'utilisation de plusieurs focales fixes. Avec un seul objectif, vous disposez d'une gamme de focales plus ou moins étendue (80-200 mm, 35-70 mm par exemple). Ceci est l'avantage, quant aux inconvénients ils sont assez nombreux: type d'objectif assez peu lumineux, la qualité optique est correcte mais jamais constante sur toute la gamme des focales (un 80-200 mm peut être excellent à 135 mm est médiocre à 85 mm), ils sont lourds et encombrants (bien que la technologie actuelle tend à les alléger).
Modificateurs de focale dits "converteurs" ou doubleurs/tripleurs de focale
Il existe des systèmes optiques, s'intercalant entre le boîtier et l'objectif, permettant de doubler ou tripler la focale de l'objectif (un 50 mm devient un 100 mm ou un 150 mm). Semblant intéressants, puisque moins chers qu'une longue focale et permettant d'obtenir un petit téléobjectif avec une focale standard, ils comportent beaucoup d'inconvénients par rapport au "plus" apporté. Ils font déjà perdre de la lumière (de 2 à 3 diaphragmes), ensuite leur qualité optique est loin d'être bonne. A réserver donc en "dépannage".
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Objectifs spéciaux pour la photographie rapprochée ou macrophotographie
Certains objectifs sont particulièrement conçus pour la photographie rapprochée (macrophotographie) ainsi que certains zooms. Ils permettent un tirage plus long afin de faciliter des prises de vues à quelques centimètres. Les "vrais" objectifs macro sont également étudiés au niveau des lentilles pour permettre une meilleure qualité optique par grand tirage. Quant aux zomms-macro, ils ne sont pas à proprement parlé des objectifs macro mais ils permettent simplement de photographier plus près qu'avec un zoom normal.
Les objectifs sont très fragiles. Ils doivent être manipulés et transportés avec de grandes précautions pour ne pas rayer ou déplacer les lentilles. Lorsque l'objectif n'est pas en service, toujours replacer les bouchons de protection. Leur nettoyage consistera à chasser les poussières avec un blaireau à poils très doux et d'une poire en caoutchouc pour déloger les poussières cachées. Pour enlever d'éventuelles traces de doigts, utilisez des papiers spéciaux dits papiers optiques (ceux pour lunettes ne conviennent pas !, ni ceux imbibés de produits soit-disant anti-statiques ! A proscrire absolument !!!). Ne jamais frotter fortement les lentilles ni utiliser de produits style alcool ou autres ! Une bonne solution pour protéger la lentille avant étant de fixer à demeure un filtre anti U.V. Il vaut mieux rayer un filtre à quelques centaines de francs qu'un objectif à plusieurs milliers.
La majorité des boîtiers comporte une cellule permettant de mesurer la lumière de la scène à enregistrer afin d'apporter au film l'exposition suffisante pour y former une image (ouverture du diaphragme/vitesse d'obturation), suivant sa sensibilité. Cette mesure sera traitée en détails dans le chapitre « La détermination de l'exposition ».
Le parsoleil
Son rôle est de protéger l'objectif des rayons lumineux qui ne participent pas directement à la formation de l'image (lumières parasites). Il est aussi indispensable par temps couvert car en cas de bruine il évite que des gouttes d'eau ne viennent tomber directement sur la lentille. Il évite également les chocs que pourrait subir la lentille. Il doit bien entendu être adapté à l'angle de champ de l'objectif pour éviter un vignettage sur l'image (les bords du parasoleil s'inscrivant sur l'image). Ils existent en caoutchouc, en métal ou en matière plastique.Les filtres
Nous étudierons leur utilité pratique dans un autre chapitre. Dans certains cas leur rôle est indispensable, ou simplement réservé à des effets spéciaux. Ils existent soit sous la forme de disque de verre optique à visser sur l'objectif, soit sous forme de plaque se glissant dans un porte filtre ou encore sous forme de pellicule de gélatine à monter dans des cadres qui prennent place dans un porte filtre.
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Sacs et mallettes de transport
Chacun connaît le sac "toujours-prêt" qui protège continuellement l'appareil photographique. Il le protège sûrement mais n'est pas toujours très pratique. Le sac "fourre-tout", grâce à ses compartiments, permet le transport, le rangement et la protection de tout le matériel. Il existe dans tous les formats ou toutes les capacités; à vous de choisir ! Plus solide et... plus luxueux la mallette métallique très efficace pour la protection mais pas toujours transportable sur l'épaule.
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Bagues et soufflets allonges
Le but de ces accessoires est d'augmenter le tirage et de ce fait de photographier à des distances plus courtes (macrophotographie); photographie d'insectes par exemple. Ils s'intercalent entre l'objectif et le boîtier. Les bagues allonges, moins coûteuses, permettent un allongement par "saut", suivant l'épaisseur fixe de celle-ci. En général, elles sont vendues par trois, d'épaisseurs différentes. Le soufflet, plus onéreux, à réserver aux spécialistes de la macro, permet un allongement progressif (par exemple de 2 cm à 20 cm).
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Le pied support
Indispensable pour les poses longues (plusieurs secondes) ou l'utilisation d'objectifs à longue focale pour éviter de bouger. Le modèle le plus classique se compose de trois branches disposées en étoiles pouvant se replier. Il existe dans toutes les tailles, à tous les prix, du petit pied léger (et peu stable ...!) au gros pied lourd résistant à la charge d'un troupeau d'éléphants. A choisir suivant le type de matériel que vous employez.
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Le flash electronique
Cette petite boite noire met à votre disposition une source de lumière de puissance variable et instantanée, compatible avec la lumière du jour (5500K). Son principe est d'envoyer une décharge électrique, préalablement stockée dans un condensateur, dans un tube empli de gaz rare (Xénon). Le gaz ionisé produit un éclair rapide et puissant. La puissance d'un flash électronique et soit indiquée en Joules ou par son nombre-guide. Le nombre guide nous sera utile pour connaître l'ouverture du diaphragme à utiliser sur l'appareil photographique. Il suffira tout simplement de diviser le nombre-guide par la distance appareil-sujet. Exemple :Nombre guide : 36
Distance appareil/sujet : 3 mètres
36 : 3 = 12 = f/12 (un peu plus de f/11)Plus le nombre-guide sera élevé, plus le flash sera puissant. Actuellement, les flashes sont couplés avec le boîtier et la cellule de celui-ci mesure instantanément l'exposition et coupe l'émission de l'éclair, par l'intermédiaire d'un calculateur, lorsqu'elle est suffisante. C'est ce que l'on appelle la mesure T.T.L au flash (T.T.L. = Trought The Lens = au travers de l'objectif). Un autre système s'appelle le computeur. Cette fois la cellule est sur le flash (ou détachable quelquefois) et mesure par réflexion la lumière renvoyée par le sujet. Lorsque le calculateur à jugé qu'elle était suffisante, il coupe l'éclair. Il existe divers modèles de flashes électroniques, tous plus ou moins perfectionnés que les autres, plus ou moins onéreux, plus ou moins puissants. Sans trop nous perdre dans les détails, il est utile de choisir un flash assez puissant (Nombre-Guide (N.G.) compris entre 30 et 50) et de bonne qualité (Cf: consultez les tests comparatifs paraissant régulièrement dans les revues spécialisées). Le choix final devra se faire... comme celui du boîtier.
Un des inconvénients du flash électronique est que, sa lumière étant très brève, l'obturateur doit être totalement ouvert lors de l'émission de l'éclair. C'est pour cela que les appareils comportent une vitesse maximale de synchronisation, de l'ordre en général du 1/125 ou du 1/60 ème de seconde, vitesse qui tend à être de plus en plus élevée à l'heure actuelle. Les vitesses plus lentes sont utilisables mais en aucun cas celle plus rapides ! Vérifier bien avant de déclencher que cette vitesse est bien affichée (si le boîtier ne le fait pas automatiquement).
Par contre, avec les obturateurs centraux, aucune vitesse limite n'est imposée. Il est possible d'utiliser toutes les vitesses.
Le flash a également une portée limitée : inutile donc de photographier la tour Eiffel en pleine nuit ou un concert de Madonna à 50 mètres de la scène!! La lumière ne portera jamais à cette distance. (Les flashes incorporés aux boîtiers de type compact ne portent qu'à 3 ou 4 mètres maximum).
Pour l'utilisation détaillée de votre flash, reportez-vous à la notice incluse (que l'on ne lit généralement jamais en détails !). Il est impossible ici, étant donné la variété des matériels, de tous les détailler.
D'autres accessoires peuvent être montés sur un appareil photographique, tels que verres de visée interchangeables, moteurs, prismes, cellules spéciales etc. Ces accessoires étant particuliers à chaque marque, je vous propose de consulter les notices de votre matériel afin d'obtenir de plus amples informations.
L'exposition d'un film à la lumière consiste à l'insoler suffisamment afin qu'une image s'inscrive dans son émulsion. Pour déterminer exactement quelle quantité de lumière il aura besoin, la plupart des appareils comportent un système de mesure qui jouera soit sur la valeur d'ouverture de diaphragme -réglant ainsi la quantité de lumière- soit sur les vitesses d'obturation -réglant le temps d'exposition- ou encore sur les deux paramètres à la fois afin d'obtenir, après développement, une image correctement exposée.
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La cellule de mesure
L'appareil comporte donc une cellule de mesure. Cette cellule mesure la lumière réfléchie par le sujet et détermine, suivant la sensibilité du film contenu dans l'appareil, quelle lumination devra lui être fournie pour une bonne exposition (lumination = intensité de la lumière x durée d'action). En règle générale, il suffit d'aligner une aiguille ou une diode électro-luminescente en face d'un repère, en tournant les bagues du diaphragme ou des vitesses, (en utilisation manuelle) pour obtenir une exposition correcte, ou mieux - pour certains - ne rien faire du tout puisque tout se fera automatiquement. Avant de voir le coté pratique, voyons comment réagit cette cellule.Toute cellule est, au départ, réglée sur une valeur moyenne de réflexion. Si l'on dépasse cette valeur, d'un sens ou de l'autre, la cellule réagit indiquant une trop forte ou une trop faible luminance par rapport à sa moyenne. Cette moyenne est standardisée et correspond à une réflexion de 18% (qui représente un gris moyen, comme le gris des combinés téléphoniques). Une cellule ne voit pas la couleur. Elle ne réagit qu'aux luminances. Elle ne différenciera un objet rouge d'un objet bleu que par leurs valeurs de réflexion (c'est la télé en noir et blanc ! les footballeurs rouges sont en clair et les bleus en sombre, ceci pour donner un exemple comparatif).
Faisons une petite expérience : Prenons, d'un coté, un tas de neige et de l'autre un tas de charbon. Nous allons prendre la mesure sur la neige, ce qui nous donnera, par exemple, 1/250 à f/16, et faisons la photo. Puis prenons maintenant la mesure sur le charbon (1/60 à f/5.6, par exemple) et réalisons la photo. Développons le film pour en voir le résultat. Quel est le sujet qui paraîtra plus clair ? J'entends d'ici certains glousser dans leur coin et me dire "la neige, évidemment !". Vous êtes sûr !? Et bien vous avez perdu 1000 Francs ! Le tas de neige et le tas de charbon seront retranscris exactement de la même façon: par un gris moyen.
Ce qui est normal et absolument logique puisque la cellule rapporte tout à un gris moyen; elle sous-exposera la neige trop blanche pour elle et sur-exposera le charbon, trop sombre... bêtement, mais c'est tout ce qu'on lui a "appris" à faire. Il faudrait par rapport à cette mesure, pour obtenir une image proche de la réalité, sur-exposer la neige (de 2 diaphragmes = 1/250 à F/8) et sous-exposer le charbon pour qu'il devienne bien noir. Qui n'a jamais eu des photographies des sports d'hiver avec des personnages en ombre chinoise et la neige d'un beau gris perlé !?
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Sensibilité du film
Le film photographique est constitué d'un support sur lequel est couchée de la gélatine contenant des cristaux d'halogénures d'argent sensibles à la lumière. Ces cristaux, suivant leur grosseur, réagissent plus ou moins rapidement à une certaine quantité de lumière. Le film a donc une certaine sensibilité. Cette sensibilité est normalisée à la fabrication et est exprimée en ISO. Un film de 100 ISO, par exemple, sera deux fois plus sensible qu'un film de 50 ISO et deux fois moins qu'un autre de 200 ISO.
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Il sera donc indispensable de fournir cette information à la cellule pour que celle-ci puisse déterminer la bonne exposition. Cette information sera fournie soit par l'utilisateur, manuellement, en affichant la sensibilité sur une bague de réglage ou automatiquement par couplage DX (la cartouche de film contenant à sa surface une sorte de Code-barres transmettant les informations au calculateur par des contacts électriques).
Dans la pratique
Dans la majorité des cas, une fois la sensibilité du film affichée - ou déterminée par l'appareil - , il suffit de cadrer son sujet, d'aligner l'aiguille ou les diodes en face d'un repère (voir la notice d'utilisation de votre appareil car, étant donné la multitude du matériel mis sur le marché, il serait impossible d'énumérer leur fonctionnement précis dans ces pages) en tournant la bague du diaphragme ou/et des vitesses puis de déclencher. Mais ça, c'est ce que fait l'automatisme avec, dans certains cas, plus "d'intelligence" (entre guillemets), tenant compte de la vitesse pour éviter de bouger, de l'objectif monté sur le boîtier et de plus ou moins de paramètres entrés en mémoire de la bête etc... Tout cela fonctionne parfaitement dans la majorité des cas, je dirais dans 80%... mais il reste 20% où elle se "plante" lamentablement ! (malgré les dires de certains constructeurs qui nous feraient croire que leur "machine" est plus intelligente, et que le photographe n'est qu'un vulgaire imbécile analphabète, incapable de réfléchir à ce qu'il fait !).Une mesure de cellule, donc, ça s'interprète. Mais pas n'importe comment ! Il ne suffit pas de dire "tiens, j'vais mettre un peu plus là ou un peu moins ailleurs !". Il y a des bases à respecter. Nous avons donc vu qu'une cellule donnait d'un objet un gris moyen de 18% de réflectance -un velours noir réfléchi 0.4% de la lumière qu'il reçoit, une page blanche, 90%-. A titre indicatif, voici, dans le tableau suivant, dans quelle zone devrait se trouver tel sujet ( toujours en noir et blanc):
| Diaph | Description du sujet | Rendu en positif (noir et blanc |
| -5 | Ombre chinoise noir profond | Noir absolu sur papier |
| -4 | Objet noir en faible éclairage | 1 ère nuance dans le noir |
| -3 | Faible impression de profondeur | 1 ère nette impression de nuances dans les noirs |
| -2 | Ombre foncées, mais détaillées | 1 er détails dans les ombres, noirs clairs |
| -1 | Ombres clairs, nuages foncés | Gris sombres |
| 0 | Visage type méditéranéen | Gris moyen, charte grise 18% |
| +1 | Visage type caucasien | Gris clair |
| +2 | Neige comportant des détails | Blancs avec détails |
| +3 | Hautes lumières | Blanc sans détails |
| +4 | Lumières phares | Blanc absolu du papier |
La vue de ce tableau on en déduit que, par exemple, la neige devrait être exposée avec une sur-exposition de deux diaphragmes, la peau d'un "Homme blanc" à +1. Pour interpréter parfaitement les mesures, une chose est importante : il faut connaître les réactions du film à la lumière est c'est par la pratique qu'on les détermine. Il est pour cela indispensable de toujours utiliser le même type de film afin de le bien connaître (par exemple T-MAX en noir et blanc, FUJICHROME en diapositives couleur etc.). Jusqu'à maintenant, nous avons parlé de la mesure en lumière réfléchie par le sujet. Il existe une autre méthode de mesure ...Mesure en lumière incidente
Cette fois-ci nous ne mesurerons plus la lumière réfléchie par le sujet mais la lumière qui l'éclaire. Cette mesure s'effectuera avec une cellule indépendante, une cellule à main. Elle sera coiffée d'un petit capuchon blanc, un intégrateur, qui intégrera, comme son nom l'indique, toutes les sources de lumière éclairant le sujet. Cette mesure nous donnera systématiquement la valeur d'exposition correcte pour un sujet de réflectance moyenne (toujours nos 18%) sans tenir compte de la luminance propre du sujet. Dans ce cas, en se reportant à l'exemple du début de notre propos, avec nos tas de charbon et de neige, l'exposition se fera sur une moyenne, nous donnant bien une neige blanche et un charbon noir. Ce type de mesure est en fait le plus souvent utilisé en studio mais peut également tout aussi bien s'utiliser en extérieur avec une interprétation systématique (on mesure les gris moyen est c'est au photographe de choisir dans quelles zones de gris, de blancs ou de noirs placer les différentes réflectances du sujet, ce que l'on appelle le Zone-System (que nous ne traiterons pas dans l'immédiat).
Les filtres placés sur l'objectif
Si un filtre, ou un dispositif optique, est monté sur l'objectif, il faut tenir compte de la perte de lumière engendrée par celui-ci. Si la mesure de la lumière est faite avec la cellule intégrée au boîtier, celle-ci compensera automatiquement. Mais si la mesure est effectuée avec une cellule indépendante, il faudra tenir compte du coefficient d'absorption du filtre. En général, ce coefficient est gravé sur le filtre (X2, par exemple, voulant dire qu'il faut doubler la pose: + 1 diaphragme ou une vitesse plus lente).
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Facteurs modifiant la rapidité du film
En général, le posemètre doit être réglé en fonction de la rapidité du film employé (c'est marqué sur la boite !). Cependant, dans deux cas précis, le film peut subir une modification de sa rapidité (d'où l'utilité, pour des appareils en codage DX, d'avoir la possibilité d'une correction manuelle):Un film de 125 ISO, par exemple, a effectivement cette sensibilité lorsqu'il est développé dans des conditions normales. Mais si, lors de ce développement, est utilisé un révélateur grain-fin (en noir et blanc) sa rapidité chute à 64 ISO. Certains films peuvent également être traités spécialement pour acquérir une plus grande sensibilité. C'est ce qu'on appelle "pousser un film". Dans des conditions difficiles, où une lumière importante fait défaut (en spectacles, par exemple) il est possible "d'augmenter" la sensibilité sur la bague de réglage, en affichant la valeur 800 ou 1600 I.E. pour un film de 400 ISO (ATTENTION, ceci n'est pas possible dans le cas d'utilisation de négatifs couleur, pour tirages sur papier !). Ici, il n'est plus question d'ISO, puisque cette sensibilité affichée n'est plus normalisée, mais d'indices d'exposition, noté I.E. (800 IE, 1600 IE). Le temps de traitement, au moment du développement, sera augmenté en conséquence. Le principe sera le suivant :
- Conditions particulières de développement,
- Ecarts à la loi de réciprocité ou effet Schwarzschild.
1- A la prise de vue, on sous-expose le film (poser à 800 IE équivaut à fermer d'une valeur de diaphragme un film posé à 400 ISO), ce qui revient à poser pour les ombres du sujet.
2-Au développement, on prolonge le temps, ce qui revient à augmenter les parties claires du sujet (les hautes lumières).
On déduit de ceci qu'il n'y a pas de miracle; un film de 400 ISO sera toujours un film de 400 ISO. Pousser un film consiste simplement à augmenter son contraste.
La sensibilité d'un film est donnée pour des poses normales, c'est-à-dire entre le 1/8 et le 1/1000 ème de seconde. Pour des poses beaucoup plus longues, ou beaucoup plus rapides, un phénomène, que nous n'allons par détailler pour le moment, tend à faire chuter la sensibilité du film. Un film de 100 ISO pour des poses classiques peut chuter à 25 ISO pour des poses de 1 minute ! Il faudra donc compenser cette perte de sensibilité en posant plus ou en ouvrant le diaphragme davantage. Ce phénomène se nomme "écarts à la loi de réciprocité" ou encore effet Schwarzschild. Souvent, les fabricants de surfaces sensibles éditent des tableaux aidant à la correction de l'exposition suivant les temps de pose choisis.
Tout ceci, c'est bien beau mais quelle vitesse utiliser et quelle ouverture de diaphragme adopter ? Cela dépend de deux choses principales: la vitesse de déplacement du sujet, ceci pour la pose, et la profondeur de champ désirée, cela pour l'ouverture (Cf: L'OBJECTIF dans la section L'APPAREIL PHOTOGRAPHIQUE).En règle générale, pour une utilisation à main levée, il faut éviter de travailler en dessous du 1/60ème de seconde pour éviter le bougé. Si le sujet est mobile et que l'on désire une image parfaitement nette, on choisira en priorité la vitesse, rapide de préférence donc, puis l'on déterminera l'exposition avec le diaphragme. Inversement, si le sujet (et le photographe) ne risque pas de bouger, on choisira en premier l'ouverture de diaphragme afin d'obtenir la profondeur de champ désirée puis l'on réglera la vitesse pour déterminer l'exposition correcte (n.b; ce que font en fait les mode programme des appareils électroniques, genre "Sport" ou "Paysage").
Voici donc pour les bases de l'exposition. Il y aurait encore bien à dire mais l'on tomberait dans des théories qui risqueraient d'en dégoûter plus d'un, alors restons sages pour le moment. C'est avec beaucoup de pratique, d'essais, de comparaisons que l'on comprendra et que l'on exposera parfaitement son image. Pour conclure, la technique actuelle nous donne des petites merveilles électroniques et intelligentes (hum ?) qui font presque le ménage, la lessive et cirent vos belles chaussures de chez Monsieur André. Mais que cela ne vous empêche pas de réfléchir un peu, ce qui est la moindre des choses pour un photographe éclairé.
La prise de vues en intérieur (en studio photographique ou tout simplement dans une pièce, hall ou tout autre endroit demandant un éclairage supplémentaire) pose souvent quelques problèmes au photographe débutant. Nous allons donc étudier ces problèmes et donner les solutions pour les résoudre. Qui dit photographie d'intérieur, dit souvent éclairages complémentaires (lampes, flashes etc.) c'est-à-dire qu'il va falloir recréer des conditions de prises de vues acceptables pour une image de qualité.
La lumière du jour est l'une des plus belles créations de l'Univers, pourquoi s'en priver !? Bien qu'elle varie et n'est pas toujours "sympathique" (mais la perfection existe-t-elle ?), dans la mesure du possible, le premier conseil serait de toujours utiliser cette lumière, équilibrée pour les films. Que ce soit pour le portrait, le nu, le reportage ou tout autre sujet, il est souvent possible de l'utiliser en intérieur. Quel éclairage serait plus beau qu'un rayon de lumière filtré par le voilage d'une fenêtre sur le visage ou le corps d'un modèle ? Les émulsions actuelles, avec leur sensibilité de plus en plus élevée, permettent la plupart du temps de "se tirer d'affaire" sans trop de problème. Mais, il est vrai que dans